Retour sur la saison 2010 : joueurs clés, championnat canadien et matchs amicaux…

Philippe Billy

Philippe Billy

L’Impact de Montréal est définitivement une équipe qui gagne à être mieux connue et plus soutenue de la part des amateurs de sport de Montréal. Après tout, l’équipe se dirige dans les ligues majeures dans deux ans et Montréal semble devenir une destination de choix pour les équipes prestigieuses. En effet, après avoir accueilli les Girondins de Bordeaux et le match pour la coupe de France la saison précédente, Montréal avait le privilège de recevoir deux grandes équipes de la ligue italienne cette année : la Fiorentina et l’AC Milan ( et son joueur vedette Ronaldinho ! ). Notons que l’AC Milan est l’équipe la plus titrée avec 18 trophées, dont sept en ligue des Champions. Si les grandes équipes prêtent attention à notre ville, il serait bien d’en faire autant pour notre propre équipe. Voici donc la première partie d’un court résumé sur la saison de l’Impact pour ceux qui n’auraient pas eu la chance de suivre son parcours.

Pendant la saison morte, l’Impact signe un joueur qui aura un rôle déterminant dans les succès de l’équipe : Philippe Billy. La preuve de son apport important ? Il vient de recevoir le trophée Giuseppe-Saputo remis au joueur le plus utile de l’équipe. Ce joueur polyvalent ( il a été utilisé autant en milieu de terrain qu’en défensive ) a été le joueur le plus utilisé par l’équipe avec 2423 minutes de jeu, prenant part à 30 matchs dont 27 comme partant.

Une autre décision de l’équipe durant la saison morte sera moins appréciée par les fans de l’équipe ; celle-ci dévoile un troisième chandail que portera l’équipe pour les matchs du championnat canadien. Où est le problème ? Le choix de couleur du chandail : rose ! J’éviterais ici de faire des blagues de mauvais goût, mais disons que les performances de l’équipe lors de ces matchs furent au mieux ordinaires sinon, carrément lamentables.

Pour les néophytes, je prend la peine d’expliquer que, chaque année, les trois équipes canadiennes ( Montréal, Toronto, Vancouver) s’affrontent chacune deux fois à l’intérieur d’un petit tournoi où le vainqueur se voit donner la chance de participer à la ligue des champions de la CONCACAF en tant que représentant du Canada. Tous les matchs joués ne comptent pas au classement des équipes.

Montréal commence par perdre son premier match face au Toronto FC (2-0). Durant le match, Roberto Brown se voit expulsé pour un coup de coude à l’endroit du défenseur Nick Garcia. L’Impact suspendra son joueur le lendemain.

L’équipe fait ensuite match nul contre Vancouver (1-1) dans une partie où Montréal prend les devants, mais Vancouver revient dans le match suite à l’expulsion d’Adam Braz (2 cartons jaunes). Perdre un joueur fait déjà mal, en perdre deux est encore pire et c’est ce qui se produit lorsque Reda Agourram donne un coup de coude à Chris Williams. À neuf contre onze, gagner le match était impossible.

Vient ensuite une autre défaite contre Toronto (1-0) qui enlève toute chance à l’Impact de pouvoir remporter le tournoi. Puis un autre match nul contre Vancouver (1-1) où Montréal parvient à revenir de l’arrière grâce à un but de nul autre que Philippe Billy. Il dira à la fin du match : « Je comprend mieux le soccer en Amérique du Nord». Ça c’est vraiment une bonne chose pour nous.

Donc, l’Impact termine son tournoi sans victoire : assez ordinaire… On se reprend l’année prochaine les gars ?

Mais terminons sur une note plus joyeuse en parlant de ces fameux matchs amicaux contre la Fiorentina et l’AC Milan.

L’Impact peut être fière de son match contre la Fiorentina. Certes, l’équipe Italienne était privée de certains joueurs clés (partis rejoindre leur équipe nationale pour la coupe du monde), mais le onze montréalais a offert une solide performance qui lui a permis un verdict nul de 1-1 grâce à un but de Reda Agourram.

À la fin de la partie, le gardien Sébastien Frey déclarera : « Nous ne nous attendions pas à une telle agressivité, ni à un match aussi physique. On a eu un petit peu de mal en première mi-temps. À la deuxième, ça a été un petit peu mieux. Ça m’a marqué, en bien. C’est bien du jeu comme ça.»

Le défi a été beaucoup plus considérable contre l’AC Milan, le club milanais contrôlant le ballon à sa guise et Ronaldhino a été tout simplement époustouflant. Ses feintes et sa passe à l’aveuglette sur le but de Clarence Seedorf valaient à elles seules le prix d’entrée. Le score final de 4-1 pour les milanais ne rend pas compte du plaisir évident des fans qui ont eu la chance de voir à l’œuvre un des grands du soccer.

 

 

On retrouve déjà dans ce texte une bonne image de la saison de l’Impact ; du bon comme du mauvais. Revenez plus tard cette semaine pour un compte-rendu des performances et des changements survenus chez l’Impact durant la dernière saison.

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