MLS: Les Rapids champions!

C’est drôle, mais il y a de ces matches qui nous font réaliser toute la différence entre être sur place et regarder à la télé. J’étais sur place à Toronto pour la MLS Cup, finale remportée par Colorado, 2-1 après prolongations, contre un FC Dallas grandement favori.

Si on savait que Colorado allait jouer les toughs, emporté par son attaquant Conor Casey (joueur du match), on croyait que Dallas aurait mieux fait de jouer un match plus posé, avec plus de contrôle en milieu de terrain et moins de longues balles.

Ça avait plutôt bien commencé, avec un but repris à la volée par Ferreira, nommé joueur de l’année plus tôt ce week-end. Un centre parfait de Chavez (pas Hugo) est venu de la droite au premier poteau, et Ferreira n’en demandait pas tant, 1-0 Dallas à la 35e. Quelques instants plus tard, Cummings faillit niveler la marque avec une frappe qui manqua de peu le coin opposé.

Ferreira ouvre la marque

Pendant tout le match, on alterne le momentum aux 10-15 minutes, ce qui fait qu’aucune des deux équipes n’a vraiment pris contrôle du match. Cummings avait l’air dangereux sur son aile droite en première mi-temps, mais ne se servit pas assez de ses coéquipiers.

La deuxième mi-temps a été un peu plus animée, avec comme seule réalisation un vrai « garbage goal » du col bleu Casey à la 57e minute. Sur le cul et grâce au deuxième effort, il réalisa à déjouer Hartman de proche. 5 minutes plus tard, les Rapids faillirent aller de l’avant avec un coup franc de Larentowicz arrêté de justesse par un Hartman en pleine extension.

Il y eut quelques opportunités d’un bord et de l’autre, mais rien qui ne semblait LE moment décideur du match.

Passé 23h (télé américaine oblige), et à 0°C, on commença les prolongations au BMO Field.

Ce fut assez calme jusqu’à la 107e minute, alors que Kandji, rentré en substitut, déjoue Benitez entre les jambes à un contre un, puis envoie un court ballon de l’orteil vers le but, qui dévie malheureusement sur George John avant de se trouver au fond du filet.

But gagnant

Kandji s’est fait mal sur le jeu (on croyait qu’il faisait semblant, mais on parle probablement d’une fracture), et il ne reste plus de substitutions : Dallas pourra donc attaquer pendant 10 minutes à 11 contre 10.

S’ensuit une dizaine de minutes de vagues d’attaque texane, toutes sans marquer. George John, le malheureux défenseur, faillit se transformer en héros, mais se fit voler par Pickens sur un tir bas à gauche dans les dernières minutes du match.

Cunningham, comme en 2008 contre l’Impact, est arrivé seul avec le ballon devant le gardien dans les dernières secondes, mais ne sut égaliser. Ce fut l’ultime chance de la soirée, et les Rapids du Colorado deviennent les champions les plus improbables de la courte histoire de la MLS.

Ze moment : Non, pas le but gagnant. Alors que Dallas menait et que le match s’endormait, Smith bat son homme sur l’aile et centre pour Casey, qui tombe sur le cul (pas surprenant). Il arrive tout de même à marquer de cette position et le match est relancé.

Casey su’l cul


Notes

  • Du coup, il ne reste plus que trois clubs originaux de 1996 sans championnat : New York, la Nouvelle-Angleterre et… Dallas!
  • En plus de Conor Casey, on trouvait deux anciens joueurs du TFC dans ce match : Marvell Wynne (Colorado) et Jeff Cunningham (Dallas). La foule locale applaudit et encouragea le défenseur Wynne, mais n’avait que des huées pour Cunningham qui, en plus d’avoir été complètement inefficace lors de son passage à Toronto, avait dénigré la ville en entrevue. C’était assez comique de voir Cunningham se faire enguirlander derrière le but alors qu’il se réchauffait.
  • J’ai passé le weekend à Toronto et le moins qu’on puisse dire c’est que le match manquait de promotion : de plus, on a eu droit au froid, à une absence de certains spectateurs (à qui on a obligé d’acheter ce billet avec leurs billets de saison), et deux équipes pas très vendeuses. Malgré tout cela, ce fut somme toute excitant et c’est toujours spécial de voir un match de championnat. Le Montréalais en moi dira que les Torontois, n’ayant jamais vu un match des séries, ne savaient pas trop comment réagir…
  • Une dernière petite note sur la MLS : c’est une ligue américaine à fond, toute shiny and clean, en veston-cravate. Avec l’arrivée de l’Impact en 2012, on devra s’ajuster parce que j’imagine mal la machine américaine débarquer à Montréal comme elle l’a faite à Toronto. Bah, de toute façon, ils iront se perdre sur Crescent…

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