Quarts-de-finale en MLS: des surprises!

(c) MLS Cup 2010

Décidément, c’est la saison des surprises! Comme ça a été le cas en Deuxième division, la ligue de l’Impact de Montréal, l’équipe négligée a remporté 3 des 4 séries quarts-de-finale en MLS. Les demi-finales seront le théâtre d’affrontements Los Angeles – Dallas, et Colorado – San Jose.

Si vous le voulez bien, nous commencerons avec un lexique rapide sur la MLS et le soccer :

MLS Cup : les huit meilleures équipes (sur 17) se classent pour les séries. Les quarts-de-finale se jouent sur deux matches au total des buts, tandis que les demi-finales se jouent sur un seul match chez l’équipe la mieux classée. Les finalistes se rencontrent à la MLS Cup, un match de championnat à un lieu déterminé à l’avance, un peu comme le Super Bowl (cette année, ce sera à Toronto).

Supporters Shield : le championnat du classement de la saison régulière tient une importance relevée puisque le vainqueur accède à la Ligue des Champions. Cette saison, le Galaxy de Los Angeles a coiffé au fil d’arrivé le Real Salt Lake (59 points contre 56).

Soulier d’or : le meilleur buteur de la saison régulière. Edson Buddle (LA) a mené toute la saison, avant de se faire dépasser à la toute fin par Chris Wondolowski, de San Jose, qui a récolté 18 buts contre 17 pour Buddle.

Note : au soccer, l’équipe qui reçoit a son nom en premier. Un Montréal-Toronto a lieu à Montréal, tandis qu’un Toronto-Montréal a lieu dans la capitale ontarienne. On voit donc mieux les victoires à l’extérieur au milieu de résultats « normaux »: 1-1, 2-0, 1-3, 2-1.
 
Quarts-de-finale

New York Red Bulls 1-3 (2-3 au total) San Jose Earthquakes

Le premier coup d’éclat de cette ronde de matches retour a été vécu jeudi soir à New York, dans le temple de Henry, Marquez et de la boisson énergétique. Les Red Bulls avaient pourtant fait l’essentiel à San Jose la semaine dernière (0-1), et détenait une avance en entamant le match. Ce ne fut pas assez, et, grâce à un but rapide, une performance magistrale de l’Américain Bobby Convey (2 buts, 1 passe), et un but in extremis de Chris Wondoloski (soulier d’or cette saison), les Earthquakes se retouvent en demi-finale pour la première fois depuis leur retour en ville en 2008, eux qui avaient remporté la finale en 2001 et 2003.

Ze moment de la série : Chris Wondoloski marque le but gagnant avec 9 minutes à jouer.

Verdict : San Jose continue de surprendre, mais c’est une équipe qui joue de manière très particulière, avec une attaque asymétrique axée sur Chris Wondolowski. Les Red Bulls n’ont pas fait jouer Henry, blessé au genou, avant la 84e minute, et n’ont jamais semblé en contrôle du match. Le but égalisateur des ‘Quakes, en début de match, a donné le ton.

 
Columbus Crew 2-1 (2-2 au total) Colorado Rapids – Colorado l’emporte aux tirs aux buts 5-4

À Columbus, on sentait le Crew dans une mauvaise passe (une petite victoire dans ses 8 derniers matches en MLS), ce qui fut confirmé avec son naufrage face aux Rapids du Colorado, pourtant classés 7e. Le Crew, en retard 0-1 après le match aller, marqua pourtant deux buts (Gaven à la 22’ et Rogers à la 70’) pour prendre l’avance 2-1 au total. Pas de chance pour les jaunes, ce fut encore une fois l’attaquant talismanique des Rapids, Conor Casey, qui sonna la charge, avec un but égalisateur à la 79e minute.

Les prolongations ne firent pas de maître, et on dut aller en tirs aux buts pour déterminer le vainqueur. Fait rare, les neuf premiers tireurs marquent avant que Brian Carroll envoie son tir un kilomètre au-dessus de la barre (à la Baggio en 1994). Les Rapids tenteront de retourner en finale pour la première fois depuis leur défaite en 1997. Du côté du Crew, après la victoire en MLS Cup en 2008 et deux Supporters Shield en 2008 et 2009, l’équipe est-elle en fin de cycle? Les héros de 2008, Hejduk et Barros-Schelotto, se font vieux : prendra-t-on un virage jeunesse l’an prochain dans la capitale de l’Ohio?

Ze moment de la série : Casey égalise tard pour forcer la prolongation.

Verdict : Le Crew semblait prenable, et c’est exactement ce que les Rapids ont fait, emmené par leur duo d’attaquant (Casey et Cummings). Les Rapids n’avaient perdu qu’une seule fois à leurs huit derniers matches et, même lorsque menés, on sentait qu’ils allaient revenir. La coupe restera peut-être dans les Rocheuses si l’équipe continue à jouer ainsi.
 
Real Salt Lake 1-1 (2-3 au total) FC Dallas

À Salt Lake City, l’équipe de l’heure en MLS, le FC Dallas, tentait de s’accrocher à une avance d’un but face au champion défendant, un Real Salt Lake invaincu à domicile en 2010. Le scénario de la semaine dernière s’est répétée, alors que l’équipe en déplacement marqua tôt, et les Royaux ont dû passer le match sur le pied avant. Malgré quelques bonnes occasions, ils se sont butés au vieux loup Hartman dans les buts pour les Hoops. C’est une désillusion pour la troupe de Jason Kreis, champion surprise l’an dernier, mais qui faisait désormais figure de favori. Au final, l’équipe n’aura remporté ni le Supporters Shield, ni la MLS Cup. Dur automne pour les bourgognes. Dallas, quant à eux, continuent d’impressionner : avec le moins de défaites de toute la ligue (que 4 en 32 matches!), ils rendront visite au Galaxy de Donovan, Buddle et Beckham en demi-finale. On l’a vu depuis le début des séries, les gros noms ne sont pas garants de résultats. Dallas, pas « glamour » pour deux cennes, pourrait surprendre et finalement se rendre en finale. C’est le dernier des clubs originaux de 1996 à ne jamais y avoir été.

Ze moment de la série : le but de McCarthy met la pression sur RSL.

Verdict : C’était un duel entre deux des meilleures équipes cette saison, et la victoire à Dallas a su faire la différence. Un but rapide de McCarthy à la 17’ fit en sorte que Salt Lake cherchait deux buts tout le match. Rendu en fin de match et tirant de l’arrière d’un but, Salt Lake ne semblait pas assez organisé en attaque, encore moins sans leur meneur de jeu Morales, suspendu la semaine dernière. Dallas ira à Los Angeles plein de confiance.
 
Los Angeles Galaxy 2-1 (3-1 au total) Seattle Sounders

À Los Angeles, le Galaxy n’a jamais été trop inquiété, entamant le match contre les Sounders avec une avance d’un but acquise la semaine précédente à Seattle. Buddle continue de marquer, et c’est ce qu’il fit (19’), avant que Gonzales donne aux Californiens une avance de 3-0 au total. Les Sounders ont bien essayé de remonter la pente avec une charge en fin de match, mais n’ont pu mettre qu’un petit but : 3-1 au total des buts, et le Galaxy passe en demi-finale, lui qui avait été finaliste défait en 2009. Le Galaxy est le seul favori à passer en demi-finale, et accueillera le FC Dallas ce weekend.

Ze moment de la série : Buddle sort un but de nulle part pour donner la victoire au Galaxy lors du premier match à Seattle, alors que les Sounders ont dominé tout le match.

Verdict : Contrairement aux autres favoris, les gagnants du Supporters Shield ont fait « la job » : un match défensif à Seattle, puis un match tranquille à Los Angeles. Seattle n’avait tout simplement pas le niveau, surtout loin de son antre et de ses nombreux partisans.

 
Demi-finales

Contrairement aux quarts, les demi-finales ne se joueront que sur un seul match, alors que Dallas se déplace à LA et que San Jose visite l’air raréfié du Colorado. À noter que LA et le Colorado ont remporté cette saison les deux matches face à leur adversaire respectif. Les deux meilleurs buteurs cette saison, Buddle (LA) et Wondolowski (SJ) continueront leur duel à distance et Toronto accueillera les vainqueurs pour la finale, le 21 novembre. Parions que les organisateurs espèrent que le Galaxy s’y rende, parce qu’une finale Dallas-Colorado/SJ ne fera pas courir les foules dans la Ville Reine, surtout un froid dimanche soir de novembre.

 
« West is Best »

La MLS est encore une fois sous la loupe pour son étrange format des séries : malgré le fait que toutes les équipes jouaient le même nombre de matches en saison régulière contre toutes les autres équipes, on a insisté pour avoir des conférences Est-Ouest pour les séries. Vu que San Jose et Colorado se trouvaient avec des meilleurs dossiers que les 3e et 4e de l’Est, ils ont fait le saut de l’autre côté du tableau. Ceci donne comme résultat une finale de l’Est au Colorado, et une troisième finale consécutive entre deux équipes de la même conférence (Columbus-NY en 2008 et Salt Lake-LA en 2009).

 
Qui est Socrates?

Socrates (ou plutôt Sócrates – avec un accent sur le « o » et un « s ») est un joueur de soccer brésilien des années 1970-1980. Un milieu de terrain emballant, engagé socialement et… médecin, il fut capitaine du Brésil aux Coupes du Monde ’82 et ’86. Le pays produisit à cette époque des équipes au jogo bonito (beau jeu) réputé, mais qui ne remportèrent pas la Coupe du Monde. Pour un survol de sa carrière, je vous recommande cette vidéo:

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