Coupe du Monde 2022 : Retour vers le futur

Sepp Blatter et les bonzes de la FIFA sont des fans finis de la trilogie Retour vers le futur, c’est bien connu. C’est donc dans cette optique qu’ils ont sélectionné le Qatar comme hôte de la Coupe du Monde 2022. Ce sera une première fois que le Mondial sera organisé dans un pays arabe, et la première fois qu’il sera organisé dans un futur digne de Hill Valley 2015.

Malgré des promesses japonaises de matches holographiques, c’est le petit pays du Golfe (1,6 millions d’habitants sur 11 437 km2, incluant beaucoup de sable) qui accueillera le monde pour la 22e édition du prestigieux tournoi. Comment l’a-t-il fait?

Une candidature Victo-Drummond pour 2026?

Premièrement, il faut comprendre que la FIFA est corrompue à l’os. Mais ce n’est rien de nouveau : agir en vierge offensée et s’étonner des pots de vins et autres incitatifs serait à la fois naïf et risible. Le Qatar (et la Russie en 2018, choix moins polémique) ont tout simplement mieux joué la game. D’ailleurs, certains diront (possiblement avec raison) que ça s’aligne dans les décisions de la FIFA d’alterner les Coupes du Monde entre pays traditionnels et non-traditionnels (USA ’94, Japon-Corée ‘02, Afrique du Sud ’10).

Hmmmm, des putes ET de la poudre?

À la base, le Qatar a de l’argent, et, comme plusieurs pays du Golfe, il est prêt à le dépenser. Dans une région où les plaques d’immatriculation se retrouvent aux enchères, il faut comprendre qu’on ne lésine pas sur bien faire les choses. C’est le pays qui en a promis le plus : 9 nouveaux stades, 28 milliards de dollars en infrastructure, une logistique simplifiée par la taille du pays (à la FIFA on se souvient encore du cauchemar logistique de 2002), sans oublier, bien sûr, les putes et la poudre.

Le Qatar n’a même pas assez de villes (8) pour le nombre de stades nécessaires (12), mais on va quand même construire des enceintes qui feraient rougir les programmeurs de FIFA 11. Voici d’ailleurs une vidéo documentant les plans pour 5 stades, la plupart sortis tout droit de Blade Runner ou du rêve érotique d’un étudiant en architecture à l’UdM.

On parle beaucoup de la température étouffante du pays en juin (41°C le jour en moyenne), mais le Qatar a promis de climatiser les stades et certains fan zones pour une expérience moins infernale. Assorti d’une promesse d’arènes carboneutres (certains doutent que ce soit réaliste), on voit difficilement comment la FIFA aurait pu dire non.

Je mettrais un petit deux sur Qatar 2022 comme le Mondial le mieux organisé de l’ère moderne. On verra bien ce que Marty McFly en pensera…

Ça va être "fly"

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