Ignorer Bergeron: une bonne décision de Pierre Gauthier

Marc-André Bergeron - RDS.ca

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Le sujet est sur toutes les lèvres, et ce, depuis beaucoup trop longtemps. Le Canadien signera-t-il Marc-André Bergeron? Pourquoi n’ont-ils pas encore fait appel à lui alors que l’avantage numérique éprouve des difficultés? De passage à RDS le 25 novembre, le défenseur québécois a fait savoir que Pierre Gauthier ne lui soumettrait pas d’offre de contrat dans un avenir rapproché. Selon moi, il s’agit d’une excellente décision de la part du directeur général du Canadien.    

Préféré des partisans et des journalistes, Bergeron a présenté des statistiques intéressantes en saison régulière l’an dernier avec 13 buts et 34 points. Il est facile de sauter aux conclusions hâtives en regardant ce genre de statistiques: comment le Canadien peut-il se passer de cet apport offensif de la part d’un défenseur? Pierre Gauthier et Jacques Martin sont-ils tombés sur la tête?    

Je vous rassure, les deux sont encore sains d’esprit. Aussi bon soit-il offensivement, Bergeron ne pourra jamais remédier à ses lacunes en défensive. Ses principales faiblesses? Manque de force physique considérable l’empêchant de gagner ses batailles à un contre un, ainsi qu’une lecture de jeu et une prise de décision déficiente en zone défensive. Conséquemment, toutes les présences de Bergeron à 5 vs 5 sont de véritables aventures, tant pour lui que pour l’équipe entière. Qui voudrait d’un défenseur incapable de jouer dans une telle situation?    

Mais alors, pourquoi ne pas le faire jouer sur la quatrième ligne et sur l’avantage  numérique? Car oui, je concède aux nombreux apôtres de Saint-Bergeron qu’il possède un tir violent et précis qui en font une arme redoutable en avantage numérique. Cependant, je ne crois pas que la solution soit de le faire jouer sur un quatrième trio. Quoi qu’on en dise, une quatrième ligne peut s’avérer très utile dans un match de hockey. Bergeron ne possède ni la vitesse, ni la force, ni la vision du jeu pour rendre un trio efficace.    

Les disciples de Bergeron oublient également une statistique fort intéressante: en série l’an dernier, il a présenté une fiche de 2 buts en 19 matchs, avec un différentiel de…-12! Son jeu lors des dernières séries nous prouve que lorsque le tempo augmente et que le jeu devient plus physique, ça se corse dans son cas.   

Alors, que faire? On passe à un autre appel. Le Canadien gagne présentement, et même s’il ne semble pas prêt pour l’instant, P.K. Subban deviendra un jour le véritable quart-arrière de cette équipe sur le jeu de puissance. Laissons-lui la chance de faire ses marques, d’apprendre de ses erreurs, de shooter des garnottes 20 pieds au-dessus du but; tout cela fait partie de l’apprentissage.

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