Je me souviens 2010 : 8 à 5

Dans le cadre de son dossier Je me souviens, Sports de Ruelle vous offre un top 20 des performances sportives marquantes de 2010. Évidemment, l’évaluation a été fait en fonction de l’emplacement de notre quartier général: les ruelles de la métropole québécoise. Voici donc les positions 8 à 5.


#8 Performance des Québécois en patinage courte piste aux Olympiques

Par L’Artiste

J’étais dans mon humble salon en ce froid vendredi de février. En pyjama en train de me claquer quelques solos de Guitar Hero entre les annonces ou autres “boutes plates” des jeux de Vancouver — une première année de diffusion à V-Télé aux Olympiques c’est pas toujours évident. Je fail ma toune à hard et re-syntonise le défunt-TQS pour voir ce qui se passe à l’autre bout du pays. Charles Hamelin est sur la glace pour le 500 m courte piste. On voit trop peu souvent les performances de nos athlètes olympiques en direct à la télé, différente zone horaire, un agenda trop chargé ou un désintéressement total. Dommage pour ceux qui ont manqué celle-ci, c’était tout à fait explosif.

Le 500 m courte piste

Quelle finale de fou. Hamelin bataille pour la première position et réussit à se hisser devant le Sud-Coréen grâce à un déséquilibre de ce dernier. François-Louis Tremblay — l’autre québécois sur la piste — chute à son tour alors que l’américain Apolo Anton Ohno fait une gaffe monumentale en rentrant en contact avec Tremblay. Tout ça dans les cinq dernières secondes de la course. Résultat final: les juges disqualifient l’américain et deux Québécois se retrouvent sur le podium; Charles Hamelin se mérite l’or et François-Louis Tremblay le bronze.

L’aréna est en liesse alors qu’on voit Hamelin et sa conjointe Marianne St-Gelais — médaillée d’argent au 500 m — s’enlacer et se tapoter les fesses, images qu’on a trop revues par la suite.

Bref, moi je jubile. Mon coloc arrive peu de temps après les cérémonies de couronnement de nos médaillés québécois. Il s’enivre de mon enthousiasme et reste au salon pour la suite de la soirée…

Le 5000 m courte piste relais

Les deux médaillés du 500 m retournent sur la glace peu de temps après leurs performances pour le 5000 m relais. Cette fois-ci, Hamelin et Tremblay sont épaulés du frère cadet de Charles, François et d’Olivier Jean (Guillaume Bastille étant mis de côté pour cette course, mais remporte tout de même une médaille puisqu’il était de l’équipe lors des demi-finales). L’équipe de patineurs remporte l’or devant leurs rivaux, les Sud-Coréens avec un différentiel de 222 centièmes entre la performance des deux nations. Les États-Unis complètent le podium et on a droit à un joli signe de Cobra.

Ce fut une soirée remplie d’émotions fortes puisqu’on a décidé d’aller couronner les exploits de nos Québécois en trinquant à leur santé en mettant les pieds pour la première fois au Bar Coucou, la taverne d’octogénaire du coin. Un beau baptême de fin de soirée, Guitar Hero et mon ego peuvent attendre!

Sans oublier les performances de l’équipe féminine, les Québécois ont eu la cote à Vancouver donnant un solide coup de pouce à la récolte des médailles canadiennes.

On leurs souhaite beaucoup de succès dans leurs virages à gauche pour 2011 et les années à venir!


#7 Victoire des Blackhawks de Chicago en finale de la Coupe Stanley

Par Le Goon

Ce sont des Flyers qui ressemblaient beaucoup plus à l’équipe qu’on nous avait promise en début de saison plutôt que celle que nous avions vue tout au long de la saison régulière qui se sont présentés à Chicago pour disputer le premier match de la finale de la Coupe Stanley. Après être revenus d’un déficit de 3 matchs à zéro pour vaincre les toujours menaçants Bruins de Boston, puis après avoir défaits sans trop de difficultés l’équipe cendrillon qu’était le Canadiens, l’équipe de Philadelphie avait certainement le vent dans les voiles en préparation pour cette série.

Toutefois, la nouvelle génération des Broad Street Bullies se mesurait à des Blackhawks complètement saturés de jeunes joueurs talentueux et probablement l’équipe la plus complète à atteindre la finale depuis qu’on a instauré le plafond salarial (Qui n’aimerait pas avoir Jonathan Toews, Patrick Kane, Patrick Sharp, Marian Hossa, Duncan Keith, Dustin Byfuglien, Brent Seabrook, Kris Versteeg, pour ne nommer qu’eux, dans son équipe. Mon pool de cette année n’a pas autant de profondeur…).

La série fut tout ce qu’un amateur de hockey pouvait espérer. Un parfait mélange de jeu robuste et de spectacle offensif. Chicago a su utiliser son offensive dominante sans se laisser intimider par les gros joueurs des Flyers (parlez-en à Chris Pronger, qui a eu son lot de mise en échec violente tout au long de la série). De plus, tous les matchs se sont décidés en 3e période. Les deux équipes se sont renvoyées la balle pendant les 6 matchs qu’ils ont disputés. Au final, on pourra dire que Chicago avait clairement la meilleure des deux équipes malgré une opposition de taille. Mais avant tout, ce qu’on retiendra, c’est que les meilleurs joueurs des Blackhawks furent leurs meilleurs joueurs, et ce, à chaque fois où ça comptait. Le simple fait que ce soit Patrick Kane qui aura inscrit le but gagnant en prolongation du match final pour remporter la Coupe et que Jonathan Toews remportera le trophée Conn Smythe nous prouve bien cet aspect.

La jeunesse et le dynamisme des Blackhawks aura non seulement eu pour effet de ramener dans leurs gradins leurs partisans qui les avaient délaissés depuis quelques années déjà, mais aussi de faire d’eux les nouvelles coqueluches dans le monde du hockey nord-américain. Rares étaient ceux (en dehors de Philadelphie) qui furent frustrés par leur victoire.

Une personne qui était particulièrement émue par leur victoire était Jeremy Roenick, ancien enfant terrible de la ligue maintenant analyste sur les ondes de NBC. L’ex-joueur des Hawks a littéralement fondu en sanglots lors du segment d’après-match, lui qui n’a jamais eu la chance de mettre la main sur le trophée lors de sa seule participation à la finale avec Chicago.

#6 Victoire de l’Espagne à la Coupe du Monde

Par Socrates

Bafana Bafana, Vuvuzela, Tiki-Taka.

Si les deux premières expressions pour décrire la Coupe du Monde 2010 sont d’origine africaine, la troisième, elle, est totalement “Roja” – espagnole. C’est grâce au tiki-taka, un système de jeu axé sur les courtes passes et une possession totale du ballon, que l’Espagne a hypnotisé le monde pour remporter son deuxième trophée majeur en 3 ans (après l’Euro 2008).

Exception faite d’un faux pas (0-1) en ouverture contre les Suisses sur un but gag, les Espagnols ont joué leur jeu avec efficacité du début à la fin. Les Portugais, Paraguayens, Allemands et Hollandais se sont butés à une défense de fer en deuxième ronde (aucun but alloué). Propulsés par le duo Xavi-Iniesta au milieu et David Villa en pointe, les Espagnols ont fait la démonstration ultime en finale que le beau jeu pouvait l’emporter sur le cynisme des fauteurs néerlandais (dont le ninja De Jong).

Commencer la vidéo à 2:53

Ze moment: on aurait pu dire le but gagnant en prolongation, ou encore le but de Puyol en demi-finale, mais j’aime bien l’entrevue d’après-match de Casillas avec sa copine journaliste, qui essaye de se la jouer professionnellement.

#5 Victoire de Georges St-Pierre face à Josh Koscheck

Par Le Sheriff

Nul n’est prophète en son pays. Cette maxime qui s’appliquait à St-Pierre avant son combat contre Koschek est sans contredit révolue. C’est sous les cris de plus de 22 000 amateurs, la plus grosse foule à ce jour pour un gala de UFC, que St-Pierre a finalement combattu à la maison et défendu son titre avec succès pour une septième fois consécutive.

Le combat qui s’annonçait pour être le bon contre le vilain n’aura pas déçu. Avec des déclarations choques à plusieurs reprises avant le combat, Koschek aura sans contredit réussi à mettre du piquant dans l’événement et à y donner encore plus d’importance. Mais une fois dans le ring, c’est sous les cris soutenus des G-S-P et des F*ck You Koschek, que St-Pierre domina complètement son opposant. Il fit exactement le contraire qu’à leur premier duel en aout 2007 et surprit son adversaire en restant debout pendant pratiquement les 25 minutes. Il réussit ainsi à totalement contrôler le combat, entre autres grâce à son jab précis, et fractura l’os orbital droit de son adversaire. Ce dernier en véritable guerrier resta tout de même dans le combat l’oeil droit pratiquement fermé par l’enflure.

Une image qui en dit long sur l'allure du combat - larrybrownsports.com

Avec la victoire, St-Pierre venait de concrétiser sa domination et de donner des arguments de plus à ceux disant qu’il est le meilleur livre pour livre au monde.

Fidèle à lui-même et malgré la décision unanime des trois juges (50-45), St-Pierre s’excusa de ne pas avoir réussi à mettre Koschek KO comme il l’avait dit. Mais le coeur des Québécois était déjà conquis et “Rush” St-Pierre, qui est probablement l’athlète canadien le plus connu à travers le monde présentement, est ENFIN devenu, avec ce combat, un puissant icône au Québec. Sa classe, son calme et sa prestance donnent une vision de ce sport beaucoup plus reluisante pour certains amateurs récalcitrants. Il est un parfait exemple de la recherche de l’excellence et n’hésite pas à y mettre les efforts nécessaires.

Il est un athlète hors pair, un athlète d’exception.

Voici le dernier round du combat

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