Je me souviens : la Coupe du Monde 1994

Avec l’attribution de la Coupe du Monde 2022 au Qatar, le monde du foot s’est levé pour protester : il fera trop chaud, l’équipe est nulle, le Qatar n’a pas d’histoire en matière de soccer. Plusieurs croyaient que les États-Unis, avec son infrastructure et ses stades modernes (et déjà existant!) était le grand favori pour l’obtention du tournoi.

Pourtant, en 1988, la FIFA avait nommé, à la surprise générale, ces mêmes États-Unis comme pays hôte pour la Coupe du Monde 1994. Les arguments ressemblaient alors énormément à ceux émis à l’endroit du Qatar : le cash a parlé, l’équipe est nulle (aucune qualification depuis 1950), il fera trop chaud et le pays n’a aucune tradition footballistique.

Pourtant, malgré certains bon points (notamment la chaleur en journée), on s’est trompé sur plusieurs fronts : l’équipe nationale s’est rendue en deuxième ronde et les stades étaient pleins. Personnellement, c’était la première fois que je voyais du soccer professionnel : entre vous et moi, j’ai bien aimé.

Voici donc (en ordre chronologique) dix moments mémorables de la Coupe du Monde 1994 (si vous me suivez sur Twitter, vous verrez que je suis allé piger dans une série que j’ai bien aimée).

1. La cérémonie d’ouverture à Chicago: Du lip-sync manqué, et le pire pénalty de l’histoire de l’humanité.

2. Irlande 1-0 Italie : Dans la lignée Gangs of New York, les deux pays se sont affrontés dans la grosse pomme devant plein d’Irlandais saouls… de joie d’avoir surpris l’Italie. Et saouls avec de l’alcool. Ça aussi. En boni : les commentateurs américains.

3. Les Américains n’étaient pas une équipe sérieuse aux yeux du monde (et portait du simili-denim), tandis que la Colombie était une des grande favorite de ce Mondial. C’est Uncle Sam qui l’emporta, sur le but le plus tragique de l’histoire : Andres Escobar marqua contre son camp, et fut assassiné à son retour à Medellin.

4. On revient avec les Irlandais, et John Aldrige qui sacre après tout le monde parce que le 4e officiel ne veut pas le laisser monter au jeu.

5. Pauvre Oleg Salenko : dans un match pour la forme, il réécrit le livre d’histoire en marquant 5 buts dans un seul match, mais c’est le vieux lion, Roger Milla, qui est la star du match, marquant un but à 40 ans.

6. Said Owairan marque LE but du tournoi, une course Maradonesque pour donner la victoire à l’Arabie Saoudite sur la Belgique.

7. Le coup de tête du Bulgare Letchkov élimine les champions du monde et fait passer les slaves en demi-finales. What next? La Grèce championne d’Europe ou la Turquie demi-finaliste mondiale et d’Europe? Faut pas charrier!

8. Même si le but gagnant de Branco fut plus mémorable lors du match contre les Pays-Bas, c’est plutôt la célébration de Bebeto qui marqua le monde du soccer. Sa femme venait d’accoucher d’un bébé, et une célébration classique est née.

9. Tout en finesse, le rusé Thomas Brolin se faufile derrière le mur Roumain pour donner l’avance à la Suède. Les Argentins referont le coup 4 ans plus tard.

10. Roberto Baggio a probablement été le meilleur joueur de ce Mondial, marquant 5 des 6 buts de l’Italie lors des matches éliminatoires (en trois matches), portant sur ses épaules toute la nation Azzurri. C’est sur le pied béni de la « queue de cheval divine » que se termina ce Mondial, avec le pénalty le plus célèbre de l’histoire du tournoi.

Ze moment de plus: (Petite) Rédemption pour Baggio en 1998 (avec musique de pub de tampons)

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