Le mot d’ordre: discipline

Depuis la défaite du Canadien mercredi face aux Pingouins et surtout en raison que les 4 derniers buts des visiteurs se sont marqués avec l’avantage d’un homme, on clame haut et fort que c’est l’indiscipline qui coule le Tricolore depuis quelques semaines.

Lors des 10 derniers matchs, le Canadien a maintenu un taux de 86% d’efficacité en désavantage numérique ce qui est excellent et qui représente exactement le pourcentage de l’équipe depuis le début de la saison qui les place au 2e rang de la ligue à ce chapitre. Cependant, si on ne compte pas le match de mercredi dans l’addition, on passe à 93% d’efficacité à court d’un homme, ce qui est exceptionnel, surtout avec l’absence de deux défenseurs clés dans cette situation (Markov et Gorges).

D.A.: Buts accordés en désavantage numérique

Pour ce qui est de la séquence malheureuse du temps des fêtes, c’est le fait que le Canadien n’ait jamais pris leur rythme qui l’a sûrement empêché d’être compétitif. Remarquez les matchs contre les Islanders, Washington et Tampa Bay: 2 buts pour, 11 buts contre, 24 punitions, 87,5% d’efficacité en désavantage numérique. Cette dernière statistique demeure le seul point positif du voyage.

Deux pièces maîtresses du désavantage numérique du Canadien: Carey Price et Hal Gill


Le succès du Canadien passe par la discipline

Pour une équipe rapide comme le Canadien, il est important d’imposer son rythme. Bien que les séries du printemps dernier ont prouvé le contraire, c’est avec une possession de rondelle élevée que le Tricolore aura ses meilleures chances de remporter des matchs. Pour ce faire, plusieurs minutes sont nécessaires à tous les trios afin d’établir leur rythme. Les punitions viennent évidemment grandement nuire à l’essor de ce rythme, non seulement pour les joueurs qui ne sont pas employés, mais également pour le synchronisme à 5 contre 5 qui est à ré-établir. De plus, en évoluant souvent à court d’un homme, Jacques Martin doit, en raison des blessures à Gorges et Markov, utiliser davantage ses vieux défenseurs comme Hamrlik, Gill et Spacek. Même si Hammer me fait mentir en jouant comme un gars de 30 ans, les erreurs se multiplient lorsque l’utilisation d’un défenseur est trop importante, surtout dans le cas de Spacek.

Il est donc facile de conclure qu’avec plus de discipline, l’équipe risque de mieux performer offensivement, et ce, même si elle est très efficace pour contrer n’importe quelle équipe en avantage numérique.

Cammalleri, un joueur offensif

Semble-t-il que Maxim Lapierre ait demandé à sa faire échanger après avoir vu son temps de jeu diminuer quand Jacques Martin l’a remplacé par Michael Cammalleri sur le désavantage numérique. Ma question est la suivante: Michael Cammalleri devrait-il vraiment être aux côtés de Tomas Plekanec à 4 contre 5? Selon moi, non! Il est essentiellement un joueur à caractère offensif et, bien qu’il n’ait jamais commis de fautes majeures dans cette situation de jeu, peut-être que le fait qu’il soit employé dans un cadre défensif le sort de sa game et lui nuit dans ses devoirs offensifs.

Je n’ai malheureusement pas la date du début de son utilisation en désavantage numérique, mais permettez-moi de supposer que ce n’est pas tellement loin du match du 19 décembre au Colorado, dernier match où Cammalleri a compté. Simple hasard? À vous de juger…

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