Sous-estime-t-on l’importance des entraîneurs?

Jacques Demers - SBN Nation

Jacques Demers - SBN Nation

Le métier d’entraîneur est sans contredit l’un des plus difficiles à analyser. Comme la majorité des médias n’ont pas accès aux vestiaires des équipes professionnelles (du moins, quand ça compte), comment pouvons-nous prétendre critiquer leur travail? Sans aucun doute un des métiers les plus difficiles dans le monde du sport, les entraîneurs récoltent rarement la gloire des victoires et encaissent souvent le blâme des échecs. Pourtant, un coach est essentiel à tout succès, que ce soit au niveau professionnel ou amateur. S’il se doit avant tout d’être un meneur d’hommes, il doit également être un bon motivateur et un excellent enseignant. Comment évaluer tous ses attributs, alors que nous disposons de très peu d’informations pour les juger?

Le seul moyen mis à notre disposition: les résultats. Est-il est capable, avec une équipe moyenne, de les amener vers les plus grands honneurs? Est-il est capable, avec une grande équipe, d’effectuer les ajustements nécessaires qui feront la différence dans les moments cruciaux? Il doit être un bon communicateur, sa plus grande mission étant de faire comprendre à chacun de ses joueurs qu’il est ‘un élément important dans un tout plus grand. Il doit également leur faire réaliser que chaque joueur doit mettre ses forces au profit du groupe, que le collectif sera plus fort que l’individuel. Un pour tous, tous pour un. Cliché, mais tellement vrai.

Pourquoi les noms de Scotty Bowman, Jacques Demers et Jacques Lemaire sont-ils immédiatement associés au rang des plus grands entraîneurs de tous les temps? Car ils ont toujours su soutirer le meilleur des effectifs qu’ils avaient sous la main. À l’instar de Guy Boucher, qui croit que l’instructeur doit s’adapter à l’équipe et non l’inverse, ils ont su adapter leurs stratégies à l’équipe dont ils disposaient.

Qui est le meilleur entraîneur de la LNH à l’heure actuelle? Difficile à dire, mais on ne peut passer sous silence le travail colossal que fait Barry Trotz avec les Prédateurs de Nashville. Dans un marché difficile, où il doit composer à chaque saison avec la perte d’éléments importants, il sait toujours trouver le moyen de gagner. Cette année, après le départ de Dan Hamhuis (un excellent défenseur) et Jason Arnott (l’ancien capitaine) ainsi que la blessure de Matthew Lombardi (le centre n.1), son équipe est 4ème dans l’Association Ouest avec 60 points. Si la tendance se maintien, ça sent le Jack Adams à plein nez.

Lors des victoires, le mérite revient toujours essentiellement aux joueurs. Et c’est correct ainsi. Ce sont eux qui accomplissent la majeure partie du boulot. Mais gardez toujours en tête que derrière chaque grande équipe, il y a un chef d’orchestre qui dirige subtilement et magistralement ses musiciens.

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