Le soccer un peu ésotérique

Comme tous les sports, le soccer a ses traditions, ses us et coutumes. Certaines, comme les célébrations de buts, sont facilement compréhensibles pour l’amateur de sport qui découvre le foot, tandis que d’autres méritent souvent une explication au premier visionnement. Voici quelques-unes de ces excentricités et habitudes qui font du soccer le drôle de sport qu’il est.

Les célébrations extravagantes : on connaît tous le cliché de l’annonceur qui étire son « Gooooooooooooollllll » le plus longtemps possible, et, dans un sport où les 0-0 et 1-0 sont légions, alors que même une superstar ne marque que 20 buts par saison, c’est normal de voir des célébrations un peu particulières. J’ai bien aimé celle-ci de l’Équateur face au Costa Rica, vue en personne lors de la Coupe du Monde 2006. Le joueur avait caché un masque de lutteur dans son short, au cas où…

Le fair play : Parfois controversée, une des règles non-écrites du soccer veut que, lorsqu’un joueur est au sol, blessé, l’équipe en possession mette le ballon dehors pour que le soigneur puisse aider le blessé. Puis, l’équipe rend le ballon à celle qui en avait possession, souvent en le balançant vers le gardien, ou en touche. Des fois, par contre, ça donne des drôles de résultats : ici, le joueur d’Ajax marque par accident. Bons joueurs, ils laissent l’adversaire marquer à son tour.

Les « replays » : non, pas vidéo comme dans la LNH ou la NFL, mais plutôt en vrai. C’est une tradition qui s’est un peu estampillé au cours des dernières décennies, mais le match reprise, joué quelques jours après un nul, est encore vivant, notamment lors de la FA Cup en Angleterre. Désormais limitée à une reprise par affrontement (après quoi on départage en prolongation et en tirs aux buts), cette compétition en a déjà vu son lot. En 1979, Sheffield Wednesday et Arsenal ont dû s’affronter 5 fois en 17 jours pour enfin déterminer un gagnant.

La (non-)célébration contre son ancienne équipe : On a parlé des célébrations folles qu’un but peut apporter, mais il y a habituellement une exception à la règle : contre son club formateur, ou contre une équipe avec qui on a fait carrière, on évite de célébrer un but, même important. C’est une marque de respect pour les partisans qui nous ont encouragé pendant longtemps. Dans la vidéo ci-dessous, Henrik Larsson, une légende du Celtic (8 saisons, 174 buts) ne célèbre pas son but d’assurance pour le Barça lors de son retour à Celtic Park.

Les arrêts de jeu : On garde le meilleur pour la fin – et c’est justement comme ça que ça se passe pour le foot. Malgré le fait que les matches durent 90 minutes, les arbitres laissent toujours quelques minutes (souvent de deux à quatre) à la fin de chaque mi-temps pour compenser pour le temps perdu, notamment par des buts, des substitutions, ou encore des animaux sur le terrain. Il y a énormément de choses qui peuvent se passer, et qui se passent, dans les arrêts de jeu. Par exemple, Manchester United qui y marque deux buts pour remporter la Ligue des Champions en 1999. Ou l’Impact qui Ah, et puis laissez faire, celle-là ce sera pour une prochaine fois.

Ze moment : si Pierre et Benoît se donnent une allure un peu neutre, ce n’est pas toujours le cas au foot – voici l’annonce du but gagnant espagnol lors de la Coupe du Monde 2010.

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Socrates (@SocratesMTL) se dit que les arrêts de jeu, c’est plus le fun quand ça va de notre bord.

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