SDR passe la puck à… Matthieu Simard

Matthieu (avec 2 t) Simard est un écrivain québécois qui compte plusieurs romans à son actif, une série jeunesse, en plus d’être un vif collaborateur de la revue Urbania et autres publications. Matthieu Simard est aussi un fier partisan du Canadien et ça se reflète pas mal dans son écriture. Ici chez SDR on est tombé sous le charme de son deuxième roman, Ça sent la coupe. Un récit tragico-comique qui se ponctue au rythme des games du Tricolore de la saison 2003-04. Quatre-vingt-treize chapitres qui débutent avec la date et le score final de l’affrontement, comme il dit sur son site «le journal d’un partisan de la Sainte-Flanelle» dans le temps où Claude Julien était à la barre du Bleu-blanc-rouge et Kovalev à sa première saison chez le Canadien. Bon, ça sent un peu moins la coupe maintenant que les Bruins (et Claude Julien) ont éliminé nos glorieux mais on aime bien l’histoire de ce protagoniste bien simple avec le hockey toujours en trame de fond. Alors maintenant, voici l’auteur de ce petit bijou de littérature, Matthieu Simard on te passe la puck:

 

Molson salue les vrais, Matthieu salue…
sa mère. Allô maman.

Quel est ton Rocky préféré?
Le IV. Le gros Russe contre le petit Américain, c’est tellement énorme que c’en est séduisant.

Échangerais-tu ta plume pour un Sherwood et une place sur le quatrième trio?
Sherwood, ça existe-tu encore? Parce que si oui, certainement que j’échangerais ma plume contre un Sherwood et une place sur le quatrième trio. Idéalement, j’aurais vraiment pas beaucoup de temps de glace (une présence sur un désavantage numérique par game, mettons). Je pourrais prendre ma retraite à 32 ans (il y a quatre ans, donc) avec plus d’argent en poche que ce que je vais faire pendant toute ma vie en écrivant. Et je pourrais écrire, après ma retraite et mes douze commotions cérébrales, les aventures d’un gars qui n’est plus capable de faire des phrases complètes sans vomir partout. Pousseux de puck pour pousseux de crayon, le choix est donc pas trop dur.

As-tu déjà appelé dans une ligne ouverte?
Non. D’un coup que je dis n’importe quoi, j’aurais l’air beaucoup trop pareil que les autres qui appellent.

Ta définition d’être vite sur ses patins?
Oleg Petrov.

Ta job la plus plate?
Préposé au stationnement dans un parking pour les clientes de Lise Watier.

Les Boys ou Lance et Compte?
Lance et compte, l’original d’il y a longtemps. À cause des épaulettes de Suzy Lambert. Et parce que, sérieusement, ça a révolutionné la télé d’ici.

Ailes de poulets ou côtes levées?
Ailes de poulet, parce que personne me donne des côtes levées si le Canadien compte cinq buts.

Un coup à la tête pour toi c’est…
douloureux.

Seul, chez toi, devant une game de Hockey, tu grignotes quoi?
Mes ongles. Et, parfois, des chips Lays BBQ à l’ancienne.

Ta pire superstition?
J’en ai trop pour qu’il y en ait une pire que les autres. Mais disons que quand j’arrive à l’aréna pour une game de ballon-balai, et que je choisis laquelle des portes j’ouvre en fonction de la combinaison laquelle-j’ai-ouverte-la-semaine-passée/est-ce-que-j’ai-bien-joué, je me trouve pas mal épais.

Ton idole de jeunesse?
Claude Quenneville. Ah non, c’est pas ça. (Pour vrai : Ayrton Senna.)

La prochaine Coupe Stanley c’est pour quand?
Cette année. Ce qui ne veut pas dire que c’est le Canadien qui va la gagner.

Ton plus grand exploit sportif?
Champion québécois de ballon-balai il y a une dizaine d’années, avec l’équipe Solid Gold (oui, le bar de danseuses; ça a donné un beau party d’après-tournoi).

Une bière à 10 piasses au Centre Bell ou une Caisse de 24 dans ton salon?
Une bière à 10 piasses au Centre Bell, si quelqu’un m’a donné les billets pour y aller.

Es-tu tanné qu’on te parle de Ça sent la coupe à chaque fois que le tricolore entre en série?
Pas du tout. Ça veut dire qu’on fait les séries, ce qui, avec la maudite parité, est loin d’être évident.

La dédicace la plus weird que tu as faite?
Pour le lancement de mon quatrième roman, je voulais faire quelque chose de différent, parce que c’était le même monde qu’à mes trois premiers lancements, et que je ne savais plus ce que j’avais déjà écrit à chacun. Alors j’ai décidé de dessiner des bonhommes allumettes et, la plupart du temps, je me suis retrouvé à dessiner un bonhomme qui fait un sport olympique. Et maintenant que j’y pense, au lancement de Ça sent la coupe, j’avais préécrit mes dédicaces, et les gens pigeaient la leur dans une coupe Stanley en papier d’aluminium. Quand un gars que je connaissais pas pigeait «Tu es ma meilleure amie», c’était cool.

D’ici 2012 on peut s’attendre à quoi de ta part?
Une couple de romans et, si tout continue à bien aller, un film basé sur Ça sent la coupe (mais ça, c’est sans doute plus pour 2013).


Pour vous tenir au fait des prochaines parutions de Matthieu Simard, on vous conseille fortement de suivre sa page Facebook ici, ainsi que son Twitter ici, et puis son site web officiel ici. Sinon, courez acheter Ça sent la coupe et puis tout le reste!

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