Dur dur d’être un bébé (en MLS)

Alors que les Red Bulls de New York sont en ville ce soir pour un match amical, on parle évidemment de la saison 2012 de l’Impact, sa première en MLS. Comme dans la plupart des ligues sportives d’ici, les équipes d’expansion ne l’ont pas facile.

Comment sera construite l’équipe?
Montréal pourra aller chercher 10 joueurs laissés sans protection par leur club, puis aura le premier choix lors du Superdraft des joueurs issus des collèges américains. Le reste sera signé de l’équipe actuelle, de l’étranger, ou encore grâce à des transferts et échanges à l’intérieur de la MLS. L’Impact devra aligner un minimum de 3 joueurs canadiens sur 30, ce qui est bien peu, et ça risque de donner beaucoup de joueurs américains pour la profondeur.

Comment ça se passe cette saison pour les nouveaux?
Lors de leur première saison en MLS, Portland et Vancouver se trouvent à de bien différents endroits avec un quart de la saison de jouée. Alors que les Whitecaps ont une fiche de 0-4-4 [NB : on utilise l’ordre V-N-D au soccer] depuis la victoire en match d’ouverture face à Toronto, les Timbers montrent une fiche parfaite à domicile, où ils ont remporté leurs 4 victoires, pour accompagner une fiche de 0-1-3 sur la route.

Vancouver a cependant encore une chance réaliste de remporter un trophée cette saison, alors qu’il tentera de capturer le Championnat canadien pour la première fois, affrontant les Rouges torontois en finale.

Ne vous inquiétez pas, on aura un vrai logo

Et historiquement, ça donne quoi?
Depuis 1998, la MLS a connu 10 clubs d’expansion (8 avant 2011), et j’ai cru bon de voir comment les clubs se sont débrouillés. 6 sur 8 ont fini en bas de tableau, mais il y a eu quelques bonnes histoires.

J’ai normalisé le classement pour que les victoires et défaites en fusillade (1998) comptent comme des matches nuls, et j’ai donc recalculé les points avec ce système. Rappelez-vous que les dossiers sont présentés en V-N-D.

8. Chivas USA (2005) : 4-6-22 (18 points, 12e sur 12 équipes)
Le « petit frère » du célèbre club mexicain n’a pas su importer la formule de son club-mère, qui n’emploie que des joueurs d’origine mexicaine. Ça a donné une des pires saisons de l’histoire.

7. Real Salt Lake (2005) : 5-5-22 (20 points, 11/12)
Le club qui est passé à un but du Championnat du monde des clubs il y a quelques semaines a commencé sa vie assez tristement, ne devançant que son confrère d’expansion.

6. Toronto FC (2007) : 6-7-17 (25 points, 13/13)
Ça a pris 5 matches avant que les Reds marquent un but. Ça vous donne une idée du reste de la saison – ils ont terminé avec une petite victoire en 16 matches, passant plus de deux mois sans marquer (7 juillet au 15 septembre).

5. Philadelphie Union (2010) : 8-7-15 (31 points, 14/16)
Sous l’entraîneur Peter Nowak, qui était capitaine du #1 de la liste, le Union a démontré une ténacité lui permettant de récolter des points dans la moitié de ses matches.

4. San Jose Earthquakes (2008) : 8-9-13 (33 points, égalité 13-14/14)
La ville a eu une équipe d’expansion après avoir vu ses Earthquakes déménager à Houston et y remporter deux autres titres. Ils n’ont pas aussi bien fait, mais n’étaient qu’à 6 points des séries.

3. Miami Fusion (1998) : 10-5-17 (35 points, 8/12)
Malgré une attaque anémique et une défense poreuse, le Fusion s’est qualifié pour les séries grâce à de belles prestations de Diego Serna. L’équipe fut contractée après 4 saisons, en 2001.

2. Seattle Sounders (2009) : 12-11-7 (47 points, 4/15)
Champion : US Open Cup
Emmenés par le jeune buteur Fredy Montero et le vieux gardien Kasey Keller, sans mentionner 30,000 fans à chaque match, les Sounders ont fini dans le haut du tableau et ont remporté un trophée, tout comme…

1. Chicago Fire (1998) : 18-3-11 (57 points, 3/12)
Champion : MLS Cup, US Open Cup
Une combinaison d’Européens de l’Est d’expérience et de jeunes Américains ont propulsé le Fire vers la saison rêvée de tout club d’expansion – le doublé championnat-coupe.

Pour les Sounders et le Fire, la clé du succès semble avoir été un bon noyau de joueurs qui connaissent la ligue, épaulés par des vétérans de qualité et des jeunes explosifs. Il faut des joueurs de talent – et on sait que Montréal ne semble pas pencher vers un joueur désigné pour 2012…

Ze moment : Comme avec le championnat de l’Impact en 2004, pas possible de trouver un vidéo de la MLS Cup 1998 du Fire, mais voici le but en or qui lui donne la US Open Cup.


SCOOP : Ce weekend, je vais à New York et je verrai un match sur place – je vous raconte tout ça la semaine prochaine!

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Socrates (@SocratesMTL) croit que l’Impact peut aller chercher une dizaine de victoires l’an prochain.

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