Jean Pascal n’a plus le choix

Jean Pascal contre Bernard Hopkins - Photo: allfighting.com


 
Je me rappelle lorsque deux jeunes boxeurs sont arrivés dans l’univers de la boxe montréalaise.

Jean Pascal, un p’tit gars de Laval plein d’attitude et un certain Roumain nommé Lucian Bute, timide et à la limite du « trop gentil ».

Ils étaient dès leurs débuts hors de l’ordinaire, c’était évident. Malgré le fait que nous avions déjà eu de beaux talents sous les yeux, les deux jeunes avaient déjà quelque chose de différent, quelque chose de plus…

Le style sec et furtif de Bute était déjà au rendez-vous dès ses débuts, et la force et le spectacle étaient déjà la spécialité de Pascal. Deux talents exceptionnels avec deux attitudes complètement à l’opposé.

C’était aussi l’époque des Lucas et des Dorin, l’époque où Interbox avait quelques locomotives pour montrer le chemin aux autres jeunes. Bute et Pascal on eu le temps de voir d’autres avant eux, gagner et… perdre.

Mais force est d’admettre que la destinée et le chemin n’ont pas été les mêmes pour les deux hommes.

Peut-être encore sous les effluves de notre amour pour Éric Lucas, avec sa simplicité et son humilité légendaire, peut-être aussi en partie parce que la déception amenée par les « mauvais garçons » comme Stéphane Ouellet et les Hilton nous avait rendus amers et frileux. Pour ces raisons et sûrement pour d’autres aussi, il semble que nous avons adopté le petit gars poli et un peu levé le nez sur l’autre plus « cocky ».

Et pourtant, le p’tit gars « cocky » devenu homme maintenant ne chôme pas, il est champion du monde et travaille avec acharnement chaque jour un peu plus pour avancer et surtout pour nous plaire davantage, mais c’est encore difficile.

Il parle trop fort, il regarde trop haut, ses dents sont trop blanches et sa peau, elle, pas assez. Toutes les raisons sont bonnes pour haïr ou préférer.

Mais samedi, le p’tit gars de Laval va se battre pour une deuxième fois contre une légende de la boxe.

Et on est encore un peu passif.

Pour plaire à son public local et pour convaincre les sceptiques et les grands « penseurs » de la boxe en général, Pascal ne peut que gagner par KO. Gagner par KO contre un adversaire qui ne s’est jamais fait mettre KO, un adversaire qui a tout vu et tout fait.

Pour toutes les raisons énumérées plus haut et sûrement aussi parce que ses dernières performances nous ont laissé certains doutes, Pascal n’a plus le choix.

Mais heureusement pour lui et pour nous, c’est sûrement ce qu’il aime le plus… se mettre dans l’obligation de performer.

Pascal est capable du meilleur, il est temps qu’il nous le montre, et si c’est faire « l’improbable » alors soit, je suis sincèrement convaincu qu’il en est capable de toute façon.

J’espère par contre que ce sera assez pour qu’on lui donne le crédit qu’il mérite…

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