Je me souviens: Gary Carter

Gary Carter

Gary Carter

Mon premier idole.
Le kid.
L’homme masqué des Expos.
Le gars avec des cheveux frisés et une casquette bleu, blanc et rouge.

La première fois que j’ai regardé un match des Expos, c’était chez un oncle de ma mère vers l’âge de trois ou quatre ans, il m’avait dit que Gary Carter était le meilleur joueur des Expos. Wow, un adulte m’adresse la parole sans me prendre pour un bébé :

“Ça doit être vrai!”

Il ne m’en fallait pas plus pour qu’il devienne mon idole. Je veux faire tout comme lui, je porte le numéro huit quand je le peux, je m’accroupis pour attraper les relais de mon frère plus vieux, je porte ma casquette à l’envers.

Je crois que mon frère ainé était bien heureux que je veuille être receveur car lui voulait devenir lanceur et il n’avait pas à me forcer à m’accroupir afin de recevoir ses tirs chez mes parents, dans la ruelle.

Mon premier match des Expos au stade se déroule lors du second séjour de Carter avec nos Z’Amours. Mes parents qui détestent le baseball nous amènent voir le sport qui occupe les étés de mon frère et moi. Mes parents veulent s’en aller depuis la sixième manche puisque les Expos perdent 3 à 1. Mon frère et moi insistons pour rester jusqu’à la fin. En fin de neuvième, avec deux coureurs sur les sentiers, l’annonceur annonce la venue au bâton de mon joueur, le #8, Gary Carter. Avec un compte de une balle et deux prises, le kid expédie l’offrande de l’artilleur des Astros loin au champ centre-gauche et les Expos l’emportent 4 à 3.

“Je te l’avais dit papa qu’il fallait rester jusqu’à la fin”.

La foule est en liesse. Même mon père crie. Je crois que c’est le seul souvenir que j’aie de mon père qui apprécie un match de baseball.

Gary Carter m’a destiné à évoluer au poste de receveur dans le baseball mineur. Il avait droit de porter un équipement et avoir un gros gant, alors je voulais avoir les mêmes avantages. Mon premier entraîneur m’a demandé quelles positions je jouais. Instinctivement, j’ai répondu receveur, comme mon idole; c’est resté. Je me positionnais comme le Kid le faisait à la télévision, je l’observais et je reproduisais ses moindres gestes.

Gary Carter a su dernièrement qu’il était atteint de quatre tumeurs malignes au cerveau. Monsieur Expos de Montréal lutte pour sa vie. Rodger Brulotte s’est avancé sur les ondes de CKAC à dire que Gary, étant très croyant, aimerait que les gens l’incluent dans une prière. Ça ne peut pas faire de tort.

Gary, je souhaite le meilleur pour toi. Tu as tant amené à ma vie, puissent mes pensées t’aider à battre tes maux.

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