Je me souviens: Raymond Bourque soulève la Coupe

Le 9 juin dernier était l’anniversaire de deux événements marquants de victoires de le Coupe Stanley pour les amateurs de hockey au Québec. Tout d’abord, 18 ans plus tôt, le Canadien remportait la 24e Coupe de son histoire et est encore aujourd’hui – jusqu’à ce soir possiblement – la dernière équipe canadienne à l’avoir gagné. Par ailleurs, en 2001, l’un des plus grands hockeyeur québécois, Raymond Bourque, mettait la main sur le précieux trophée à son tout dernier match en carrière.

Nul doute, ce soir du 9 juin 2001 marque une des parties les plus mémorables des années 2000. Il s’agissait non seulement du 7e match de la série finale, mais il opposait plusieurs grands noms de l’époque. Tout d’abord, Martin Brodeur et Patrick Roy, les deux plus grands gardiens de l’histoire en terme de statistiques mettaient la table pour un duel épique entre deux grandes équipes. Le match proprement dit ne fut pas haut en rebondissements, mais il a tout de même mené au moment tant attendu: voir Raymond Bourque soulever la Coupe Stanley.

La carrière

Après avoir disputé toute sa carrière à Boston et voyant qu’il ne pourrait probablement pas y remporter les grands honneurs, Bourque demande à être échangé en 2000. Il passe alors à la puissante équipe de l’Avalanche et fait partie en 2000-01 de l’une des équipes les plus talentueuses depuis les belles années des Oilers. Cette décision ne fut pas facile à prendre pour le vétéran défenseur, mais les plus grands athlètes cherchent toujours à se dépasser et le seul accomplissement que Bourque n’avait pas réussi durant sa prestigieuse carrière était celui de remporter la Coupe Stanley.

Voici quelques faits qui démontrent à quel point Bourque est un grand de l’histoire:

  • Récipiendaire du Trophée Calder (recrue de l’année) en 1980;
  • Récipiendaire du Trophée Norris (meilleur défenseur) en 1988, 1991 et 1994;
  • Détient les records du plus grands nombres de buts (410), de passes (1 169) et de points (1 579) chez les défenseurs et ses records risquent fort de ne jamais être battu;
  • A connu quatre saisons de plus de 90 points;
  • A maintenu une moyenne d’au moins un point par partie dans 14 de ses 22 saisons.

L’accomplissement

Bien souvent, dans le sport, on préfère voir les négligés remporter les parties et les championnats. En 2001, c’était toutefois différent. L’aboutissement des efforts d’un seul homme qui en a tant donné à ses équipes étaient souhaité de tous. Les plus grands athlètes développent un esprit de compétition inégalé et les records personnels deviennent inutiles pour un leader s’il ne réussit pas à mener son équipe jusqu’au bout. L’accumulation des défaites augmente sans cesse le désir de vaincre et Bourque était prêt à tout pour faire mener sa carrière à terme de la plus belle façon.

En 2001, les joueurs de l’Avalanche étaient tous prêts à se sacrifier davantage pour permettre à Raymond Bourque de conclure sa carrière avec le sentiment du devoir accompli. Ils travaillaient non seulement pour remporter la Coupe en tant qu’équipe, mais avaient aussi tous une pensée pour le numéro 77…

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