Impact: les 5 changements qui auront (peut-être) sauvé sa saison

L’Impact aborde samedi soir à 19h son dernier match de saison régulière en deuxième division. Malgré un départ catastrophique et ce qui est techniquement la pire saison de son histoire – le club n’atteindra pas les 10 victoires pour la première fois – le onze montréalais est encore dans la course aux séries!

En effet, il se bat avec les Stars du Minnesota pour rentrer par la petite porte, en 6e place sur 8 équipes. Samedi soir, le Minnesota se déplacera en Caroline chez les leaders, tandis que l’Impact visitera Atlanta, derniers du classement. Si Montréal fait mieux que les Stars, c’est la qualification. Si les résultats sont identiques (par exemple si chacun gagne) ou si Minnesota fait mieux, ce sera une élimination peu glorieuse et complètement incompréhensible si on regarde les attentes et le budget du club québécois.

Cependant, l’Impact est sur une lancée, voyez vous-mêmes :

MJ V N D BP BC PTS
Premiers 20 matches 

20 3 6 10 18 22 15
Depuis le 10 août 

7 5 2 1 13 5 17

Nous sommes donc en voie de se demander : qu’est-ce qui a changé? Eh bien, voici 5 des grands changements qui expliquent la forme actuelle du club.

 

5. Le marqueur

Photo : Gazette

On attendait Ali Gerba, on a eu Eddy Sebrango.

Sorti d’une retraite que certains appelleront prématurée, le vieux Cubain a apporté une autre dimension à l’attaque, allant chercher le ballon profondément, le conservant, et pouvant faire des appels de balle. Il a marqué 6 buts depuis la mi-saison et est meilleur marqueur de l’équipe, mais c’est avec son émotion et son travail incessant qu’il a su relancer l’équipe. Le pauvre Ali, quant à lui, après une année 2010 spectaculaire, s’est retrouvé blessé plus souvent qu’autrement, frustré sur le terrain, et souvent one step behind.

 

4. Le gardien

On attendait Bill Gaudette, on a eu Evan Bush

Après des années à se faire chahuter par les Ultras, le bon William s’est dit qu’il s’essaierait avec le club à la fleur de lys pour tenter de faire oublier Matt Jordan. En 9 matches, on n’a pas vu le Gaudette spectaculaire qui a fait la pluie et le beau temps à Porto-Rico, mais plutôt un gardien ordinaire qui, ma foi, a du mal à botter un ballon… Suite à une blessure, c’est plutôt Bush, débarqué de Portland Batimore dans l’entre-saison, qui s’est affirmé comme #1 à Montréal avec de solides performances et des arrêts spectaculaires. Après « Price ou Halak? », verra-t-on un « Gaudette ou Bush? » en 2012? Avec apparition spéciale de Greg Sutton dans le rôle de Yann Danis.

 

3. Le meneur de jeu

Photo : Gazette

On attendait Ech-Chergui, on a eu Ubiparipovic

Si l’Impact gardait les joueurs ayant quittés dans ses statistiques, j’aurais plus de détails, mais lui aussi n’a disputé que 9 matches (et compté deux fois) avant de se faire libérer pour cause de « attitude de merde ». Flou comme milieu offensif, trop avancé pour être un vrai meneur et pivot, le Franco-Algérien n’a su s’adapter au schéma tactique, au style de jeu et à ses coéquipiers. Par contre, l’Impact a eu la main heureuse en récupérant l’ancien Red Bull Ubiparipovic, un produit du système américain, qui joue le rôle à perfection. Avec 3B 2P et 8 points en 9 matches, il a contribué directement à la lancée de fin de saison.

 

2. Le milieu défensif

On attendait Hassoun Camara, on a eu Amir Lowery

Primo, Camara sera élu joueur de l’année sur Impact Soccer, et sera l’un des premiers signés pour la MLS. Ceci dit, à cause de blessures, de suspensions et d’un manque de profondeur, on l’a vu plus souvent qu’autrement en défense centrale. Juste devant, Amir Lowery a su dépasser David Testo (plus l’ombre de lui-même depuis 2010) dans la hiérarchie grâce à sa fougue comme récupérateur, et aussi grâce à son talent de dribbleur pour la relance. Y a-t-il possibilité de voir une charnière Camara-Lowery en MLS?

 

1. Le coach

Photo : Gazette

On attendait Marc Dos Santos, on a eu Jesse Marsch

Aha! Vous vous attendiez à ce que je mette Nick Desantis, peut-être? Eh non! La date choisie pour la comparaison (le 10 août) coïncide avec l’annonce de Marsch comme entraîneur pour 2012. Dos Santos avait une mission très difficile, à toute fins pratiques « impressionne-nous ou perd ta job ».

Après quelques mauvais matches de trop, les joueurs et le coach savaient qu’il n’en avait plus pour longtemps. S’ensuit une période de crise causée entre autre par ce manque de stabilité : les joueurs n’ont aucune garantie d’être là en 2012, le coach n’a plus aucun pouvoir sur eux et tout va mal. Et on ne parle même pas des problèmes en tribune.

Une fois Marsch arrivé, on a senti un entrain revenir, chez les partisans, les employés du club et, surtout, les joueurs. Même si Marsch n’est pas encore sur la touche, on joue désormais pour lui, pour être sélectionné en 2012. Et c’est cette soif de bien faire qui fait que l’Impact est à un match des séries et, qui sait, peut-être d’un quatrième championnat?

 

Rendez-vous sur www.ustream.com ce samedi 19h pour regarder les matches de l’Impact et de Minnesota!

Ze moment : le match du 10 août, malgré le nul, a montré la voie pour le reste de la saison, notamment avec un doublé de Sebrango

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Socrates (@SocratesMTL) croit que Marsch ne devrait pas non plus oublier Gatti pour l’an prochain. #GattiMLS

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