Le fiasco de Columbus

Le Norvégien Espen Knutsen a déjà représenté les Blue Jackets au match des Étoiles...attendez, qui??!?

Les Blue Jackets de Columbus en sont à leur 11e saison dans la LNH. Fort de leur fiche de 2-11-1 en début de saison, ils constituent, de loin, la pire équipe de la ligue. Pire, leur différentiel de buts de -22 est carrément honteuse. Forcément, les assistances à Columbus sont en chute libre, un élément qui fait saliver les partisans de hockey de la ville de Québec. Si jamais les Blue Jackets devaient éventuellement quitter l’Ohio, il se pourrait bien que ce soit le pire fiasco de l’histoire de la LNH.

Au début, admettons le, l’idée d’implanter une équipe dans l’Ohio était parfaite. Les équipes des ligues inférieures faisaient belle figure, c’est un État assez nordique qui, sans nécessairement avoir un grand historique de hockey, avait le potentiel d’être un bon marché pour la ligue. La première erreur de la LNH a été de placer les Blue Jackets dans l’association de l’Ouest. Géographiquement, c’est complètement illogique : Columbus est une ville dans le fuseau horaire de l’Est. Sans faire une corrélation entre leur fiche déficitaire depuis leur arrivée et leur situation divisionnaire désavantageuse, on peut quand même affirmer que les Blue Jackets ont constamment deux prises contre eux : longs voyages, la plupart de leurs parties à l’extérieur de leur fuseau horaire et on pourrait ajouter qu’ils n’ont aucune rivalité à développer. L’équipe la plus proche d’eux sur la « mappe », les Penguins de Pittsburgh, ne les affrontent presque jamais. Pensez-vous que les gradins ne seraient pas remplis au moins deux fois par saison si Sidney Crosby visitait le Nationwide Arena régulièrement?

La balance du problème repose entre les mains des dirigeants des Blue Jackets eux-mêmes. Un petit tour d’horizon de leurs choix de première ronde depuis leur arrivée dans la ligue en dit long sur la qualité de leurs dépisteurs : Rostislav Klesla (4e), Pascal Leclaire (8e), Rick Nash (1er), Nikolai Zherdev (4e), Alexandre Picard (8e), Gilbert Brûlé (6e), Derick Brassard (6e), Jakub Voracek (7e), Nikita Filatov (6e), John Moore (21e) et Ryan Johansen (4e). À l’exception de Moore, choisi la seule année que les Blue Jackets ont réussi à se faufiler en séries (pour perdre en 4 parties face aux Red Wings), tous les autres choix ont été parmi les huit premiers. On va laisser le temps à Johansen de se faire valoir et on va exclure Nash de cette conclusion inévitable : tous ces choix ont été épouvantables! Pire, seulement huit joueurs choisis dans les rondes subséquentes ont disputé plus de 200 parties dans la LNH, soit un peu moins de trois saisons complètes : Steve Mason, Derek Dorsett, Kris Russell, Jared Boll, Dan Fritsche, Marc Methot, Tm Jackman et Aaron Johnson. Mason n’est plus le jeune premier qu’il était, Russell et Methot sont de défenseurs fiables, mais sans plus, à Columbus et tous les autres sont des joueurs marginaux.

La plupart des transactions des Blue Jackets ne semblent jamais tourner à leur avantage (Beauchemin pour Fedorov, Klesla pour Upshall, qui a quitté après une vingtaine de matchs, Chimera pour Jurcina, Glencross pour Tarnstrom, etc.), les joueurs autonomes qu’ils embauchent s’écrasent dans l’Ohio (Foote, Commodore, Hrdina, Pahlsson, Peca, …) et aucun coach ne semble être capable de faire fonctionner la machine là-bas.

L’avenir n’est pas rose à Columbus. Aucune relève à l’horizon, aucune profondeur en attaque, une défensive faible depuis 11 ans, un gardien perdu, des estrades vides. On fait l’acquisition d’un centre numéro un, Jeff Carter, il se blesse. On surpaye un défenseur fragile et indiscipliné, James Wisniewski.

De plus en plus, ça commence à sentir le fiasco en Ohio. Un peu comme à Atlanta la saison dernière…

 

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