Reggie Dunlop, je suis le joueur-entraîneur!

Ozzie Guillen, le gérant des White Sox de Chicago des dernières années, est désormais à l’emploi des Marlins de la Floride. Le directeur-gérant Kenny Williams devait donc dénicher un nouveau gérant pour les prochaines années. Son choix s’est arrêté sur Robin Ventura. C’est assez banal jusqu’ici.

Par contre, Williams a avoué avoir considéré la candidature de son joueur de premier-but étoile Paul Konerko. Il serait devenu le premier joueur-gérant depuis Pete Rose en 1986.

Lors de mes recherches sur les joueurs-entraîneurs, mon distingué collègue Socrates m’a rafraîchi la mémoire au sujet de l’Impact de Montréal. En effet, lors de la saison 2001, Nick de Santis a été le joueur-entraîneur du onze montréalais.

Le baseball et le soccer sont des sports sans énormément de changement sur le vif; je me suis posé une question. Dans le hockey actuel, serait-ce viable qu’une équipe ait comme entraîneur un de ses joueurs?

J’ai étudié certaines hypothèses que le canadien pourrait envisager si Pierre Gauthier limogeait le bras gauche de Perry Pern. Il n’y a que trois candidats possibles puisque l’entraîneur à Montréal doit parler français: David Desharnais, Mathieu Darche et Yannick LeJeune Weber. Saint-Denis et Leblanc seront bientôt de retour à Hamilton.

Gauthier ne donnera jamais les rênes de son club à quelqu’un reconnu d’abord et avant tout pour son instinct offensif. Desharnais ne sera assurément pas le successeur de Martin. D’autant plus qu’il est beaucoup trop souriant et qu’il est occupé à lire les articles parlant de lui dans le magazine “Canadiens”.

Weber, qui soit dit en passant semble avoir perdu ses repères à la ligne bleue, ferait fonctionner le jeu de puissance autour de sa garnotte. Par contre, aura-t-il les couilles pour dire à Gomez de rester au banc lors des avantages numériques?

Mon candidat le plus qualifié serait Mathieu Darche. Puisqu’il est diplômé en commerce de McGill, il pourra donc aisément vendre(!) sa salade aux autres joueurs. De plus, comme il passe à RDS à tous les jours, les conférences de presse quotidiennes ne l’effrayeront pas. Il devra apprendre par contre à faire des fautes de français à l’oral car sinon le contraste avec Jacques Martin sera trop flagrant et Gauthier n’acceptera pas la suggestion.

Espérons que si le Canadien choisit cette voie, la concession ne terminera pas l’année comme l’Impact l’a terminé en 2001. En effet, la faillite est venue mettre un terme aux activités de l’Impact cette année-là. Dans le film Slap Shot, les Chiefs aussi sont aux prises avec des problèmes financiers alors que Reggie Dunlop est leur joueur-entraîneur. Si Geoff Molson veut mettre le Canadien en faillite, il n’a qu’à nommer Mathieu Darche comme coach.

Merci à Socrates pour le coup de main.

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