Les Canadiens et El Clasico

Lionel Messi et Pepe en plein conflit.

Si vous êtes comme moi un partisan des Canadiens de Montréal, vous êtes familiers avec la rivalité qu’entretient la Sainte-Flanelle avec les Bruins de Boston. Coups bas, insultes et drame ne sont que quelques mots qu’on peut associer avec la rivalité. Depuis toujours, les deux équipes disputent des matchs intenses autant en saison régulière qu’en séries.

Historiquement, le CH a souvent dominé son rival américain. Et souvent, Boston vengeait ses défaites en utilisant l’agressivité et la violence. Le cas Pacioretty-Chara, le match marqué par le combat entre Tim Thomas et Carey Price; la violence est souvent la réponse pour Boston.

En Europe, l’équivalent de la rivalité Boston-Montréal se retrouve en Espagne. Le FC Barcelone et le Real Madrid dominent le championnat espagnol depuis des lustres et chaque année, El Clasico est un rendez-vous pour les amateurs de ballon rond.

Depuis leur premier affrontement en 1929, le Real et le Barca se sont affrontés 217 fois. Présentement, les deux clubs comptent 86 victoires lors des Clasicos.

D’un côté Lionel Messi, de l’autre Cristiano Ronaldo, les affrontements actuels servent aussi de baromètre pour déterminer l’identité du meilleur joueur au monde. Actuellement, avantage Messi.

Si j’ai comparé cette rivalité avec celle de Montréal et Boston, c’est pour une raison toute simple. Si le Barca a souvent été vu comme l’équipe de finesse, le Real, lui, n’hésite pas à jouer des coudes, ou bien des pieds, comme le démontre ce geste impardonnable du défenseur madrilène Pepe lors du dernier affrontement entre les deux équipes mercredi.

YouTube Preview Image

J’en vois déjà rire en se disant que le soccer est un sport de mauviette, que Pepe a à peine touché la main de Messi. Je vous répondrai qu’un crampon sur la main, ça fait mal en tabar….

Cette faute est cependant bien mineure comparée à la suivante. Si les altercations au soccer semblent beaucoup moins viriles qu’au hockey, il est quand même impressionnant de voir le nombre de joueurs impliqués, conséquence des onze joueurs présents sur le terrain pour chaque équipe. Aussi, voyez le ciseau que sert le défenseur Marcelo à Cesc Fabregas, un geste qui fut l’élément déclencheur de l’altercation.

YouTube Preview Image

L’intensité entre les deux équipes est tellement haute que même les entraineurs s’en mêlent! À voir ici, José Mourinho, coach du Real, qui s’en prend à Tito Villanueva, entraineur-adjoint du côté de Barcelone. Un geste complètement stupide, mais qui démontre bien toute l’intensité des Clasicos.

YouTube Preview Image

Comme on peut le voir dans les vidéos, le Barca est plus souvent qu’à son tour la victime des gestes des joueurs du Real. De là mon lien avec la rivalité entre Montréal et Boston. Si une équipe tente de s’imposer physiquement grâce à l’intimidation (Boston/Real), l’autre équipe, elle, se concentre sur le jeu, avec comme récompense des résultats conséquents, du moins lors des dernières saisons (Montreal/Barca). Exemple récent :

YouTube Preview Image

Si le Real prend rapidement l’avance grâce à une erreur du gardien barcelonais Victor Valdes, c’est bien le seul moment de réjouissance pour l’équipe de José Mourinho. Comme à son habitude, le Barca a ensuite installé son jeu et n’a plus jamais regardé derrière.

Bien que les Canadiens fassent partie des pires équipes de la LNH cette saison, et que les Habs aient été défaits en première ronde des séries l’année dernière par l’équipe de Claude Julien, la comparaison reste valide. Il reste à voir si le Real pourra un jour triompher avec son jeu agressif et physique comme l’a fait Boston la saison passée.

Cependant, mon intention n’est nullement de présenter le Real Madrid comme une équipe de brutes. La « Maison Blanche », comme on appelle le Real en Espagne, est une équipe ultra-talentueuse, qui a comme ultime malchance de jouer en même temps que la meilleure équipe de tous les temps, la version actuelle du FC Barcelone.

En terminant, un petit mot sur David Beckham qui a rempilé pour deux autres années au LA Galaxy après un transfert raté au Paris Saint-Germain. Ceci est une bonne nouvelle pour les amateurs de l’Impact qui auront la chance de voir le « Golden boy » fouler le gazon artificiel du Stade Olympique cette année. Personnellement, je suis content de voir un joueur refuser les pétro-dollars du PSG, le club Parisien surfant sur une vague de richesse lancée par ses nouveaux propriétaires qataris.

À voir aussi sur SDR :


Vos commentaires


 

© 2010-2012 Sportsderuelle.ca
Image 01 Image 02 Image 03 Image 04 Image 05 Image 06 Image 07 Image 08 Image 09 Image 10 Image 11