Aller simple vers la KHL

Alexander Semin est-il parmi les joueurs qui opteront pour la Russie et un contrat plus lucratif cet été? - zimbio.com

La saison régulière achève, et quelques joueurs soviétiques pourraient en être à leurs dernières rencontres de ce côté-ci de l’Atlantique. Voici quelques joueurs qui semblent destinés à évoluer dans la ligue du pays de Staline la saison prochaine.

Alexander Semin, Capitals de Washington

Après une saison avec les Capitals en 2003-04 avant le lock-out, l’énigmatique Russe est demeuré en Russie pendant deux saisons avant de revenir dans la capitale américaine en 2006-07. Ayant franchi le cap des 400 points et des 400 parties dans la LNH, l’ailier gauche de 28 ans connaît une saison très ordinaire, ayant récolté 18 buts et 48 points en 71 parties. Au-delà des points, on lui reproche souvent son manque d’ardeur au travail et l’absence totale d’aspects défensifs dans son jeu. S’il demeure en Amérique du Nord, il devra accepter une nette diminution de salaire, lui qui gagne 6.7 millions de dollars en 2011-12. Cela n’arrivera pas. Il va aller empocher le même genre de montant sur le vieux continent.

Alexei Ponikarovsky, Devils du New Jersey

Le grand Ukrainien termine actuellement au New Jersey sa 8e saison complète dans la LNH. Cependant, il en est à sa cinquième équipe en trois ans, et il semble avoir épuisé ses dernières vies nord-américaines. N’ayant atteint qu’une seule fois le cap des 60 points depuis son arrivée dans la LNH, on ne se bousculera pas sur les lignes téléphoniques de son agent cet été. Doté d’une vitesse et d’un gabarit qui font rêver du haut de ses 6’4’’ et 226 livres, Ponikarovsky souffre toutefois du même problème que les Semin et autres joueurs soviétiques qui vont et viennent dans la LNH : il est, comme on dit en anglais, très « soft ». Après sa saison de cinq buts à Los Angeles l’an dernier, Jim Rutherford a été assez gentil pour lui offrir un pacte d’un an. Comme pour Tomas Kaberle, il a vite réalisé qu’il avait fait une erreur et a réussi à s’en débarrasser. Aucun directeur général ne vas marcher dans les pas de Rutherford la saison prochaine.

Evgeni Dadonov, Hurricanes de la Caroline

Sans avoir connu des débuts fracassants avec les Panthers de la Floride la saison dernière, Dadonov avait été assez impressionnant en début de saison pour être invité au Match des Étoiles en tant que Futur espoir de la ligue. Il s’est ensuite fracturé le doigt et a du se contenter d’une récolte de 17 points en 36 parties à sa première saison dans la LNH (il a aussi disputé 24 rencontres dans la LAH l’an dernier). Le Russe a connu un lent départ avec les Panthers l’automne dernier, récoltant trois points en 15 parties, et Dale Tallon l’a expédié pour des « peanuts » aux Hurricanes. Ces derniers l’ont laissé poireauter dans les mineures toute la saison. Il deviendra joueur autonome avec compensation en juillet. Un peu comme Alexander Perezhogin avec le Canadien il y a quelques saisons, il disparaîtra dans la brume.

Rostislav Olesz, Blackhawks de Chicago

À l’été 2008, après trois saisons somme toutes ordinaires dans la LNH, le directeur général des Panthers de l’époque, Jacques Martin, a inexplicablement accordé un contrat de six saisons au joueur tchèque, qui est visiblement représenté par un excellent agent. Celui-ci ne pourra toutefois pas empêcher les Blackhawks d’expédier son client dans la ligue préférée des soviétiques. Les Blackhawks, qui ont l’expérience dans les allers simples en Europe (rappelez vous Cristobal Huet), ont cédé Olesz à Rockford, dans la ligue Américaine, après seulement six parties en octobre dernier. Il n’est pas échangeable en raison de son contrat valide pour encore deux saisons et le payant 3.8 millions par saison. Un divorce à l’amiable semble inévitable.

Anton Babchuk, Flames de Calgary

Laissé de côté plus souvent qu’autrement cette saison par Brent Sutter, en plus d’avoir manqué une vingtaine de parties en raison d’une blessure à une main, le grand Ukrainien semble déjà avoir un pied à Omsk, une équipe pour laquelle il a évolué durant deux saisons, en 2007-08 et 2009-10, après autant de passages dans la LNH. Choisi en première ronde par Chicago en 2002, Babchuk n’est pourtant pas un mauvais défenseur : gagnant d’une coupe Stanley en 2006 avec les Hurricanes et auteur de deux saisons de 10 buts et 35 points, il possède un des meilleurs tirs de la pointe de la ligue. Il possède aussi un physique alléchant, du haut de ses 6’5’’. Il retournera en Russie pour une troisième fois six saisons, et ça risque d’être son dernier transfert du genre.

Autres candidats possibles : Alexander Radulov, des Predators (qui sait ce qu’il a en tête vraiment?) et les jeunes Vladimir Zharkov et Andrei Loktionov, qui peinent à se tailler un poste régulier dans la LNH avec les Devils et les Kings respectivement.

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