Le cas Filosa et les relations médias

Plus tôt cette semaine, Jeremy Filosa, du 98.5 Sports, a été invité à quitter le centre d’entraînement de l’Impact à la suite d’un article qu’il a écrit concernant un possible retard dans les travaux du Stade Saputo.

Suite à cet article, Filosa a été averti par un employé de l’Impact qu’il n’aurait pas accès aux joueurs lors de la période de disponibilité aux médias. Plus tard, Joey Saputo a tenu a corriger le tir en affirmant que Filosa avait accès aux joueurs, mais qu’ils avaient été avertis de ne pas répondre aux questions du journaliste.

Ici, deux choses m’interpellent particulièrement. Premièrement, la décision de l’Impact d’agir face aux spéculations des médias. En tant que journaliste, cela m’importune. Imaginez un peu si le CH avait interdit l’accès à tous les médias qui ont spéculé sur la blessure d’Andrei Markov pendant sa convalescence! Il est déraisonnable de s’attendre à une conduite uniforme et unilatérale des médias. Si un journaliste entend parler d’un possible retard, vous pouvez être sur qu’il en parlera à ses patrons, qui prendront par la suite une décision quant à la publication ou non de la nouvelle.

Cependant, le comportement de Filosa est aussi en cause. Il y a une façon de reporter des rumeurs comme celle qui est en cause ici. Premièrement, en laissant une chance à l’équipe de donner son point de vue dans le même article. En tant que journalistes, nous devons nous montrer objectifs et laisser la chance à tous ceux représentés dans un article de défendre leurs intérêts. De plus, Filosa a avancé cette rumeur sans réellement expliquer pourquoi les travaux auraient pris du retard. C’est du journalisme « butché » d’un journaliste qui recherchait le scoop avant tout et c’est bien dommage.

Pour une équipe émergeante comme l’Impact (pas tant en terme d’existence mais de son importance grandissante), il est important d’éviter des situations qui pourraient faire balancer l’opinion publique par rapport à l’équipe. On l’a vu par le passé, dans des situations où Nick De Santis ne s’était pas fait d’amis dans les médias, et l’Impact ne s’en est tiré qu’à cause des connections et du brio de Joey Saputo. Bref, l’Impact comme les journalistes qui suivent l’activité de l’équipe devraient faire bien attention à leurs propos, parce que le peuple observe.

Un match historique réussi

Le Stade Olympique était rempli samedi passé, et les partisans ont très bien fait sentir leur présence.

Maintenant, parlons de samedi dernier. Quelle ambiance! Quel bonheur de voir une foule conquise par son équipe, de voir des Ultras plus bruyants que jamais et un capitaine qui prend le destin de son équipe entre ses mains. Si le jeu n’est encore pas parfait, on a pu voir une réelle progression dans la chimie de l’équipe et dans les rôles des joueurs.

Comme j’adore quand la vie me donne raison, je vais revenir sur mon dernier billet où je conseillais à Jesse Marsch de faire basculer Sanna Nyassi à l’aile pour mieux exploiter ses qualités.  Et bien, peu après le début du match, Nyassi est passé à droite pendant que Davy Arnaud s’est recentré dans un rôle de milieu offensif derrière un Justin Braun seul en point. Le résultat? Centre de Nyassi, but d’Arnaud. Dans le moment de folie entrainé par le premier but de l’histoire du onze montréalais dans la MLS, je me suis donné une petite tape dans le dos. (Jesse, si jamais tu cherches un entraineur adjoint, fais-moi signe.)

Aussi, je dois admettre avoir été agréablement surpris par Felipe Martins. Il apporte un savoir technique plus que nécessaire au milieu de terrain montréalais et forme un duo efficace avec un Patrice Bernier plus occupé dans le travail de récupération de balle. Je vous conseille de lire cet article de Patrick Leduc qui présente Felipe plus en détail. Mon coup de cœur du dernier match, sans aucun doute.  À seulement 21 ans, le potentiel est énorme chez le brésilien.

Je désire réserver la dernière partie de ce billet aux Ultras présents au match. S’ils ont souvent été accusés d’élitisme par le passé, ils ont parfaitement joué leur rôle samedi dernier. Bruyants, rassembleurs, ils ont véritablement marqué l’ambiance dans un stade immense aux qualités acoustiques plutôt terribles. Beaucoup de respect aussi pour la centaine de partisans du Chicago Fire qui se sont déplacés avec l’équipe et qui montraient fièrement leurs couleurs, notamment grâce à une immense banderole « Section 8 ». Respect !

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