Le culte de la personnalité

David Beckham, coqueluche du LA Galaxy et de la MLS.

Samedi, l’Impact affrontera le Galaxy de Los Angeles au Stade Olympique. Cependant, on pourrait aussi bien les appeler les David Beckhams de Los Angeles. En effet, on pourrait tout aussi bien se croire à la veille d’un concert faisant partie d’une tournée mondiale tellement le Golden Boy monopolise la couverture médiatique. Personne ne parle de Landon Donovan ou de Robbie Keane, bien qu’ils soient tout aussi, sinon plus importants que Beckham dans la formation du Galaxy. Non, c’est David et puis c’est tout.

Depuis le début de la saison, l’Impact a été la vedette de son propre show. Avec une nouvelle équipe d’expansion dont la performance n’est pas aussi catastrophique qu’annoncé, l’excitation était palpable. Cette semaine, l’excitation est causée par un joueur adverse. Un has-been selon certains, une légende selon d’autres, Beckham reste une figure importante de la MLS. Cependant, l’ignorance de certains nouveaux fans montréalais pousse l’importance de la présence de Beckham à des extrêmes un petit peu ridicules.

Lors de son match d’ouverture au Stade Olympique, l’Impact a pu compter sur le support d’une foule record de plus de 58 000 personnes. Les matchs qui ont suivi ont été beaucoup moins populaires. À la suite de ce match, les foules ont constamment diminué, ce qui était attendu. Pour le match contre Los Angeles, l’Impact s’attend à faire salle comble, ou presque. On savait que les deux derniers matchs tenus au Stade, contre le Galaxy et contre Thierry Henry et les Red Bulls de New York, le 19 mai, seraient des grosses affiches. Par contre, il est à mon avis un peu déplorable de voir la présence d’un seul joueur influencer autant les supporters montréalais quant à leurs déplacements au Big O.

Il est normal que les foules fluctuent alors que l’Impact traverse sa première saison en MLS. On doit s’attendre à des foules moindres contre des clubs ne partageant pas la même réputation que Los Angeles et New York. Par contre, il est incompréhensible que le onze montréalais n’attire pas autant de monde lorsqu’il affronte son plus proche rival, le Toronto FC.

Bref, si on en est là, il faut remercier Beckham. Le milieu de terrain anglais, qui a fait la pluie et le beau temps à Manchester United et au Real Madrid, est l’attraction principale de la MLS depuis son arrivée à L.A. en 2007. Bien qu’il soit encore un excellent joueur, force est d’admettre que Beckham ne domine plus les matchs comme il savait si bien le faire de l’autre coté de l’Atlantique, voire à ses débuts en MLS. Si sa vision du jeu et la qualité de ses passes sont toujours intactes, Becks a par contre beaucoup ralenti. Il n’est probablement même pas le meilleur joueur du Galaxy, l’équipe championne comptant sur l’excellent Landon Donovan.

Le culte de la personnalité est fort chez les amateurs de sports et cette situation le démontre bien. Beckham attire les fans grâce à son magnétisme et sa réputation, et non à cause de son jeu. Les gens veulent voir Beckham pour dire qu’ils ont vu Beckham, pour le marquer sur Facebook, Twitter, pour prendre des photos floues du Golden Boy avec leur téléphone…

Par contre, je ne veux pas paraître aigris. C’est génial de voir le Stade Olympique rempli et de voir que les fans se déplacent pour les matchs. Ils gagneraient cependant à être un peu moins sélectifs, et à se déplacer pour voir des joueurs de moindre réputation, mais qui en donnent beaucoup plus sur le terrain.

En finissant, un mot sur le match de mercredi dernier face au Toronto FC. Quelle honte pour Jesse Marsch et ses joueurs! Leur manque de créativité face au but adverse est revenu hanter les joueurs montréalais et ils se sont retrouvés dépourvus de solution face à une défense extrêmement étanche. Vivement l’arrivée d’un Marco di Vaio qui va inculquer une énorme dose d’imagination dans les 20 derniers mètres. Bien que je trouve dommage que l’Impact aie été un peu humilié par les rivaux torontois, mon coté rationnel me dit que cette élimination hâtive du Championnat Canadien est une bonne chose. Il est mieux que le club se concentre sur un objectif réalisable comme une place en séries plutôt que de ce lancer dans une aventure comme la Ligue des Champions qui demande un énorme investissement pour une équipe en temps et en énergie. Laissons l’Impact grandir, faire ses erreurs, la Ligue des Champions viendra en son temps…

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