Euro 2012: prédictions des groupes A et B

Grimace de la victoire

Devinez quoi? La géniale idée de vous faire part de mes prédictions m’est apparue comme étant un pas vers l’avant-garde des nouvelles socceresques. Bah oui, personne ne fait ça, des prédictions; c’est tellement marginal… Je vous présenterai donc ma vision de l’Euro sous forme de deux articles, un pour les groupes A et B, l’autre sur ces amis C et D, tout en omettant d’être exhaustif et en préférant une approche plus directive, voire virulente à certains égards. Bande de chanceux!

Groupe A
Grèce
Pologne
Russie
République tchèque

Commençons par les Russes. Ils sont favoris du groupe A, eux qui sont invaincus depuis le 9 février. Ils se sont même permis de se taper l’Italie trois à zéro en match de préparation. Ce résultat probant entretient certainement un lien étroit avec le fait que les camarades ont une équipe expérimentée (tous ont vingt-cinq et plus, sauf un, soit le petit prodige et ailier gauche Alan Dzagoev), ayant majoritairement fait les demi-finales lors de l’Euro 2008, sans oublier que seulement quatre joueurs n’évoluent pas en première division russe, créant du même coup un groupe homogène et uni qui a une mentalité de jeu identique. Avec l’effectif le plus technique du groupe A et avec comme avantage principal un sélectionneur s’appelant Dick Advocaat, les Russes ont tout ce qui faut pour terminer premier du groupe et peaufiner leur interprétation de  leur hymne national pour les quarts de finale. Nationalisme russe avant tout, hein!

Bon, bien sûr, les Polonais, hôte de l’Euro avec l’Ukraine, voudront jouer les troubles fêtes, eux qui auront l’avantage du terrain. Horribles sur papier, les troupes de Smuda, sélectionneur de la formation polonaise, ont tout de même quelques vedettes notoires, telles Łukasz Piszczek, Jakub Błaszczykowski et Robert Lewandowski, tous ayant été sacrés champions d’Allemagne avec le Borussia Dortmund, ainsi que Wojiciech Szczęsny, gardien partant avec Arsenal. Autant une victoire lors du match d’ouverture contre le Grèce pourrait exacerber la formation polonaise, autant une défaite la limiterait au troisième, voire quatrième rang. Parce que, justement, la Grèce austère, championne en 2004, a la tête d’un trouble-fête aguerri. Avec Fernando Santos aux commandes, ayant subi une seule défaite en dix-neuf rencontres à la tête de la sélection grecque, tout est permis. Jouant le contre à fond et prônant un système défensif rigoureux, un but par rencontre leur suffira amplement pour plier bagages et narguer leurs ennemis. Bonjour les matchs chiants et les préjugés… mais salut les quarts de finale. À surveiller.

Pour ce qui est des Tchèques, autant hisser le drapeau blanc. Je suis peut-être sévère envers une formation alignant l’un des trois meilleurs gardiens au monde en Petr Cech, mais il faut savoir qu’elle a probablement le pire quatuor défensif avec la Croatie et l’Ukraine. Ajouter à cela un milieu peu créatif, exit les moments de génie sporadiques de Tomas Rosicky, et une attaque peu prolifique reposant sur le dos d’un Milan Baros ayant marqué un petit but en sept rencontres qualificatives et vous obtenez une quatrième position. Puis, devinez qui est le meilleur marqueur tchèque en phase qualificative? Michal Kadlec… latéral gauche qui a inscrit quatre buts, dont trois sur penalty. Triste.

Mon classement
1.Russie
2.Grèce

3.Pologne
4.République tchèque

Le match à regarder : la Pologne contre la Grèce, en match d’ouverture le 8 juin, à 11h50 sur RDS, qui aura, selon moi, une incidence à ne pas négliger quant à l’obtention de la deuxième place synonyme de qualification en quarts de finale.

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Ça va, ça va... on se reprendra à l'Euro. Ouan, bah, finalement, plus en 2014...

Groupe B (Groupe de la mort)
Pays-Bas
Danemark
Allemagne
Portugal

Ah! les Oranjes... même si je voue une admiration incommensurable à tout ce que le soccer néerlandais a su procurer au beau jeu, notamment grâce au football total (j’en ferai éventuellement un billet) des Cruyff et Neeskens (tiens, tiens…), je dois vous admettre que, là, les Pays-Bas amorcent une phase descendante. À part Robin Van Persie et Klass-Jan Huntelaar, qui sont probablement au meilleur de leur potentiel, le reste de l’effectif est plutôt nébuleux au niveau qualitatif. Les Robben, Sneijder, Kuyt, Van der Vaart, en gros les vedettes de la sélection, ont pratiquement tous connu une saison… comment dire… merdique ou moyenne. Robben, aucunement incisif lors des matchs importants (penalty raté en final de la Ligue des champions contre Chelsea, pour nommer que ce moment), Sneijder, souvent relégué sur le banc par Andrea Stramaccioni avec l’Inter, Kuyt, auteur d’une horrible saison à l’image de Liverpool, et Van der Vaart, deuxième meneur de jeu derrière Modric avec un Tottenham terminant quatrième, font tous partie de cette génération commençant à ralentir, laissant derrière eux les belles années où ils auraient pu triompher (Euro 2008 et Coupe du monde 2010). Rajoutez à cela la blessure de leur latéral gauche partant, Erick Pieters, et un style de jeu beaucoup plus agressif et moins alambiqué offensivement qu’à l’habitude (anormal pour la sélection néerlandaise) et le pire est spécialement à concevoir. La déception de l’Euro, un peu comme les plongeons d’Arjen Robben.

Une déconfiture orange anticipée, les Danois voudront certainement en profiter. Non, ce n’est pas le slogan tout moisi de l’équipe danoise pour cet Euro,  mais force est d’admettre que la formation de Morten Olsen a la gueule d’un outsider, juste assez pour que leurs adversaires les prennent au sérieux. Mais ça s’arrête là, pour toutes sortes de raisons: la principale serait sans aucun doute l’absence de leur gardien numéro un, Thomas Sorensen pour cause de blessure au dos. Après, bah, le Danemark possède une formation relativement jeune, qui aura le temps de se développer pour la Coupe du monde 2014, mais trop inexpérimentée pour espérer sortir du groupe de la mort. Exemple probant: le jeune prodige de vingt ans, Christian Eriksen, meneur de jeu pour l’Ajax, aura la lourde tâche de dicter le tempo du jeu de la bande d’Olsen. Disons qu’il sera l’étoile montante de sa sélection pour les quinze prochaines années, mais cette édition de l’Euro servira davantage à lui faire acquérir de l’expérience. On se voit donc en 2014… Un peu comme leurs ennemis teutons, mais davantage pour la réalisation d’un doublé historique, comme en 1972-1974. C’est par le fait même l’effectif ayant le plus de chance de succéder au règne espagnol. Prônant un jeu offensivement léché basé sur des contres rapides et incisifs (aux antipodes de la Roja), le onze de Joachim Löw, alias Mr. grotte de nez, a toutes les cartes en mains pour baliser son triomphe. En passant par un noyau expérimenté composé de deux tauliers (Philipp Lahm et Miroslav Klose) et une pléthore de jeunes fous expérimentés (Mesut Özil, Mario Gomez, Mario Gotze, Manuel Neuer, Marco Reus, Thomas Muller, Bastian Schweinsteiger… bon vous comprenez), la Mannschaft a l’effectif le plus talentueux de cet Euro avec les Espagnols et a surtout une formation comptant aucun blessé majeur. Finirons aisément (oui, oui!) premier de leur groupe.

Puis, il y a les Portugais… ou la surprise de ce groupe de la mort. Malgré les blessures des Carlos Martins, Silvio et Danny, le noyau primaire de Paulo Bento, sélectionneur du Portugal, reste intact. Cristiano Ronaldo, Nani, Meireles, Pepe, Bruno Alves et Coentrao seront bien à leur poste respectif lorsque la Selecção das quinas affrontera les redoutables Allemands lors de leur première joute.  Pour ainsi espérer une victoire ou encore les quarts de finale, Cristiano devra du même coup être l’homme passe-partout de son pays: il devra créer, passer, marquer, gérer en bon capitaine et même revenir pour soutenir le quatuor défensif. Bref, il devra engranger une rage et une soif de victoire qu’il n’aurait jamais expérimentées auparavant en sélection nationale. Si la coqueluche du Real Madrid fait cela, le reste du groupe va le suivre et les Portugais seront toute une machine de guerre. Encore faut-il que CR7 le veuille bien mais, après avoir remporté le championnat espagnol avec les Merengues et à regarder le plaisir qu’il développe en jouant, autant dire que son désir de vaincre n’est aucunement assouvie. Sûrement l’homme du tournoi, si les astres sont bien alignés. Finirons deuxième de leur groupe.

Mon classement
1.Allemagne
2.Portugal

3.Pays-Bas
4.Danemark

Les matchs à regarder : Allemagne contre Pays-Bas le 13 juin, sur RDS à 14h35, pour la rivalité, la qualité du jeu qui sera offerte et la chute possible des Oranjes. Portugal contre Pays-Bas le 17 juin, sur RDS à 14h35, pour l’obtention de la deuxième place.

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