SDR SUR LA ROUTE. DU HOCKEY À DÉCOUVRIR PENDANT LE LOCK-OUT: La LHJMQ (3)

Étant un éternel positif, Denis Mercure vous offre une série d’articles sur les bons côtés du lock-out; les différentes ligues qui offrent du hockey pendant qu’oncle Gary et oncle Donald se chicanent. Dixième volet: la LHJMQ (encore mais encore ailleurs)

Cette semaine, nous nous rendons dans la capitale du Bas-Saint-Laurent, Rimouski, pour voir l’Océanic, l’équipe de toute une région. Le match les oppose à leur rivaux de l’autre côté du fleuve, le Drakkar de Baie-Comeau. Un beau duel en perspective puisque les deux clubs se disputent chaudement la tête de la division Telus Est.

Le match est digne des attentes que j’avais: du jeu intense, intelligent et rapide. Les deux équipes s’échangent des buts en première période dont celui du russe Vladimir Bryukvin après un très beau jeu de Frederik Gauthier en fin de période. La foule quitte pour l’entracte avec le sourire.

La deuxième période est l’affaire du Drakkar qui soutient plusieurs attaques en zone des locaux. Par deux fois, ils font mouche et semblent filer vers une victoire facile.

L’Océanic orchestre son réveil en troisième en marquant trois fois sans riposte et ainsi faire tourner le vent. La foule est en délire de ce beau retour. Par contre, avec 20 secondes à faire au match, le Drakkar doit rebâtir une attaque à partir de sa zone. Il s’amène en zone ennemie sans grandes convictions et, par on ne sait quel miracle, suite à une mêlée au filet, le disque apparaît sur la palette de Valentin Zykov qui n’a qu’à le pousser dans une cage béante. L’Océanic n’était qu’à 1.2 seconde d’une huitième victoire consecutive. On s’en va en prolongation.

Pas de maître après les cinq minutes de surtemps, les tirs de barrage sont nécessaires. Les deux gardiens sont parfaits après les cinq premiers tireurs. Mon voisin arrière, un partisan du Drakkar, annonce que le match est fini lorsqu’il voit Zykov s’élancer. “Les meilleurs mains de la ligue”, dit-il. Effectivement, il donne la victoire aux siens en enfilant la rondelle entre les jambières du gardien rimouskois.

Voici les joueurs qui ont ressortis du lot:

Dès le début du match, le #23 de Rimouski, Frederik Gauthier, a capté mon attention. Un bon coup de patin, une stature imposante, une vision impressionnante sont les qualités que j’aie pu observer chez lui hier. Il était de toutes les situations; forces égales, avantage et désavantage numérique. Il répondait toujours bien. À 17 ans, il sera probablement choisi à l’encan des joueurs amateurs de la LNH en juin prochain. Il a terminé la soirée avec trois points dont un but de toute beauté en désavantage numérique.

Raphaël Bussieres du Drakkar m’a aussi impressionné. Lorsqu’il était sur la glace (et il y était souvent), tout passait par lui. Pour le trouver, vous n’avez qu’à trouver la rondelle; s’il ne l’avait pas, il la pourchassait inlassablement ou bien un de ses coéquipiers cherchait à lui remettre. Un bel atout pour le Wild du Minnesota qui l’ont sélectionné en deuxième ronde l’an dernier.

Évidemment, Valentin Zykov à reçu une étoile dans mon cahier. Des mains en or. Sans comparer les deux joueurs, ses mains me rappellent celles de Pavel Datsyuk des Red Wings de Détroit. Tout comme Gauthier, il devrait entendre son nom au New Jersey cet été.

J’ai bien aimé le jeu d’un défenseur de l’Océanic, Kevin Gagné. Son jeu m’a semblé comparable à celui de Mark Streit à des échelles différentes. Des défenseurs de petites statures très confiants en possession de la rondelle. Une belle carrière chez les professionnels en Europe pourrait l’attendre lors des prochaines années.

Je m’attendais à être impressionné par le cinquième compteur de la ligue Peter Trainor. Sans être mauvais, il était plutôt invisible. Il a tout de même terminé le match avec un but et une passe. Il a du talent mais je crois qu’il était dans un mauvais match. Il ramasse ses points même lors de ses matchs plus tranquilles; le secret d’un bon pointeur. (Il me semble que Mike Cammaleri était comme ça lors de son passage à Montréal)

La foule de 4419 personnes était une foule partisane, bruyante et passionnée. Elle adore son équipe et laisse savoir aux adversaires qu’ils ne sont pas les bienvenus. Lors d’un avantage numérique du Drakkar, la foule a hué du début à la fin des deux minutes. Elle est bonne perdante; lors du but vainqueur de Zykov, aucun geste disgracieux n’a été posé et les gens ont quitté en ayant l’air content d’avoir vu un bon match.

On a effectivement eu droit à un bon match; deux équipes qui n’ont pas lâché prise jusqu’à la fin. Un duel d’après Noël, un de ceux où on sépare les hommes des enfants.

Parlant d’enfants, la LNH et ses joueurs se chicanent-ils toujours?

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